Pépé le Moko - Film policier de Julien Duvivier (1937) Avec Jean Gabin

  
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Titre du Film:    Pépé le Moko

Pépé le Moko - Film policier de Julien Duvivier (1937)

Réalisateur

Julien DUVIVIER

Année

1937

Nationalité

Français   Extrait vidéo du film

Genre

Drame

Durée

1H34

Acteurs principaux

Mireille BALIN, CHARPIN, Marcel DALIO, Saturnin FABRE, FREHEL, Jean GABIN, Gabriel GABRIO, Gilbert GIL, Lucas GRIDOUX, Roger LEGRIS, Gaston MODOT, Line NORO

  Pépé le Moko

Film policier
Réalisation : Julien Duvivier
Distribution : Jean Gabin, Lucas Gridoux, Mireille Balin
France
Durée 94'
1937

Noir & Blanc

L'histoire

Chef d'une bande de malfaiteurs, Pépé le Moko s'est réfugié dans la casbah d'Alger, où il est à l'abri de la police. Pour l'attirer hors de son repaire, l'inspecteur Slimane profite de l'amour de Pépé pour une belle touriste.

La simplicité de la trame policière et de l'histoire d'amour, la remarquable évocation du "milieu", ainsi que la galerie de personnages universels interprétés par des acteurs plus talentueux les uns que les autres, contribuent à faire de ce film un classique indémodable. Jean Gabin est fantastique en mauvais garçon au grand coeur.

L'histoire de "Pépé le Moko"

Le gangster Pépé le Moko s'est réfugié dans la casbah d'Alger pour échapper à la police. Il y rencontre une touriste parisienne, dont il tombe amoureux. La jeune femme va involontairement servir à faire sortir le bandit de sa retraite pour finir par tomber dans un guet-apens. Pour y échapper, Pépé préférera se donner la mort.

En tête de distribution de "Pépé le Moko"

Jean Gabin Jean Gabin

Gilbert Gil Gilbert Gil

Gaston Modot Gaston Modot

Marcel Dalio Marcel Dalio

Distribution Artistique de "Pépé le Moko"

Jean Gabin   ..........  Pépé le Moko 

  Mireille Balin   ..........  Gaby Gould 

  Gabriel Gabrio   ..........  Carlos 

  Lucas Gridoux   ..........  Inspecteur Slimane 

  Gilbert Gil   ..........  Pierrot (sous le nom Gilbert-Gil) 

  Line Noro   ..........  Inès 

  Saturnin Fabre   ..........  Le grand-père 

  Fernand Charpin   ..........  Régis (sous le nom Charpin) 

  Renée Carl   ..........  La mère Tarte 

  Olga Lord   ..........  Aïcha 

  Georges Péclet   ..........  Barsac (sous le nom Péclet) 

  Fréhel   ..........  Tania 

  Philippe Richard   ..........  Inspecteur Janvier 

  Robert Ozanne   ..........  Gendron 

  Jean Témerson   ..........  Gravère (sous le nom Temerson) 

  Roger Legris   ..........  Max (sous le nom Legris) 

  Paul Escoffier   ..........  Commissaire Louvain (sous le nom Escoffier) 

  René Bergeron   ..........  Inspecteur Meunier (sous le nom Bergeron) 

  Gaston Modot   ..........  Jimmy 

  Charles Granval   ..........  Maxime Kleep (sous le nom Granval) 

  Marcel Dalio   ..........  L'Arbi (sous le nom Dalio) 

  Franck Maurice   ..........  Un inspecteur (non crédité) 

Réalisation

 
 

Julien Duvivier

   
 

Écriture

 

Henri Jeanson

 .......... 

Dialogue

 

Jacques Constant

 .......... 

(sous le nom J. Constant)

 

Henri La Barthe (alias Ashelbé)

 .......... 

D'après son roman

 

Julien Duvivier

   
 

Production

 

Raymond Hakim

 .......... 

producteur

 

Robert Hakim

 .......... 

producteur

 

Montage

 

Marguerite Beaugé

   
 

Photographie

 

Marc Fossard

   
 

Jules Kruger

 .......... 

(sous le nom Kruger)

 

Musique

 

Vincent Scotto

   
 

Mohamed Ygerbuchen

 .......... 

(sous le nom Mohamed Yguerbouchen)

 

Décors

 

Jacques Krauss

 .......... 

(sous le nom Krauss)

 

Son

 

Antoine Archimbaud

 .......... 

Ingénieur du son (sous le nom A. Archimbaud)

Julien Duvivier

Julien Duvivier

Né le 03 Octobre 1896

à Lille, Nord, France

Décédé le 30 Octobre 1967

à Paris, France (accident de la route) 

Jean Gabin

Jean Gabin

Né le 17 Mai 1904

à Paris, France

Décédé le 15 Novembre 1976

à Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France

De son vrai nom : Jean-Alexis Moncorgé 

Quelques infos sur Jean Gabin 

  Trois épouses :

- Gaby Basset de 1925 à 1929

- Jeanne Mauchain de 1933 à 1939

- Dominique Fournier depuis le 28 Mars 1949, 3 enfants, Florence (1949), Valérie (1952) et Mathias (1956

Biographie de Jean Gabin

Né à Paris en 1904, Jean-Alexis Moncorgé, son vrai nom, est le fils d'artistes de café-concert. Mais ne s'inspirera pas de ses géniteurs immédiatement, il exerce plusieurs petits boulots avant d'entrer finalement aux Folies-Bergère grâce à son père, comme figurant. Après avoir passé son service militaire dans la Marine, il entame un tour de chant à partir de 1925 pendant 2 ans. Suite à une audition, Mistinguett le remarque et il devient alors son partenaire au Moulin-Rouge, puis jeune premier dans des opérettes à partir de 1929.

 

Il débute au Cinéma en 1930 dans Chacun sa chance (1930) de Hans Steinhoff et René Pujol au côté de Gaby Basset à qui il était marié depuis 1925 mais dont il divorce en 1930. Sa carrière débute alors avec des rôles qui exploitent ses origines populaires, et que Julien Duvivier ( Maria Chapdelaine (1934), La Bandera (1935), La Belle équipe (1936) et Pépé le Moko 1937), Jean Renoir ( Les Bas-fonds (1936), La Grande illusion (1937) et La Bête humaine 1938), Marcel Carné ( Le Quai des brumes (1938) et Le Jour se lève 1939) ou Jean Grémillon ( Remorques (1941) sauront utiliser à bon escient.

 

Pendant la deuxième guerre mondiale, il part aux États-Unis où il tourne 2 films, entame une idylle avec Marlene Dietrich jusqu'à son retour en Europe dans les Forces Françaises Libres en 1943. Il sort du conflit mondial récompensé de la Médaille militaire et de la Croix de guerre en 1945. Marcel Carné et Jacques Prévert lui écrivent alors un rôle sur mesure avec pour partenaire Marlene Dietrich, mais le projet n'aboutit pas, et le film, Les portes de la nuit, se tournera finalement avec Yves Montand et Nathalie Nattier. Jean Gabin en profite pour se lancer dans la mise en scène d'une pièce de Henry Bernstein : (La Soif). Il retrouve finalement le chemin des plateaux, mais, ayant pris de l'âge, il interprète cette fois des rôles socialement plus intégrés, comme celui d'un industriel dans Miroir (1946) de Raymond Lamy en 1947, celui d'un commerçant dans La Marie du port (1950) de Marcel Carné en 1950, celui de La Nuit est mon royaume (1951) de Georges Lacombe dont il est récompensé au Festival de Venise, celui de Joseph dans Le Plaisir (1952) de Max Ophüls la même année, celui de François Donge dans La Vérité sur Bébé Donge (1952) de Henri Decoin , celui du docteur Pierre Richard dans La Minute de vérité (1952) de Jean Delannoy, celui du Maréchal Lannes dans le Napoléon (Napoleone Bonaparte) (1955) de Sacha Guitry en 1954 ou celui du médecin Laurent dans Le Cas du docteur Laurent (1957) de Jean-Paul Le Chanois en 1956. Entre-temps, il aura épousé Dominique Fournier (1949), mannequin dont il a 3 enfants. L'un d'entre eux, Florence Moncorgé-Gabin , suivra les traces de son père et se lancera dans la réalisation.

 

Sa carrière prend un nouveau tournant avec le rôle de Max dans Touchez pas au grisbi (Grisbì) (1954) de Jacques Becker, puis celui de Henri Ferré dit le Nantais dans Razzia sur la schnouf de Henri Decoin en 1955, dans lesquels il a pour partenaire Paul Frankeur et Lino Ventura. Grâce à ces nouveaux succès, il retrouve, en 1954, Jean Renoir dans French Cancan (1954) et Marcel Carné dans L'Air de Paris (Aria di Parigi) (1954) avec Arletty, pour lequel il est de nouveau récompensé à Venise. Il reçoit d'ailleurs la Légion d'Honneur pendant le tournage de Les Vieux de la vieille (1960) réalisé par Gilles Grangier.

 

Sa popularité jamais démentie, son nom devient synonyme de succès et de qualité : il tourne une série de grands films dans lesquels il côtoie les plus grands acteurs : Bourvil et Louis de Funès dans La Traversée de Paris (La Traversata di Parigi) (1956) de Claude Autant-Lara, qu'il retrouve en 1957 pour En cas de malheur (1958) avec Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo dans Un Singe en hiver (1962), et Alain Delon et Lino Ventura dans Le Clan des Siciliens (1969), deux films de Henri Verneuil, Simone Signoret dans Le Chat (1971) de Pierre Granier-Deferre en 1970, ou Sophia Loren dans Verdict (1974) de André Cayatte. Fidèle, il tourne volontiers avec des cinéastes qu'il a déjà rencontrés, comme Jean Delannoy (Maigret tend un piège (1958), Gilles Grangier (Le Désordre et la nuit (1958), Le Cave se rebiffe (1961), Le Gentleman d'Epsom (Il Re delle corse) (1962), Sous le signe du taureau (1969), Henri Verneuil ( Le Président (1961), Mélodie en sous-sol (1963) ou encore Pierre Granier-Deferre (La Horse (1970), alors que Michel Audiard et Pascal Jardin lui rédige des dialogues sur mesure.

 

Il fonde même une maison de production avec Fernandel, baptisée GaFer à partir de leur nom, qui leur permet de monter L'Âge ingrat de Gilles Grangier en 1964, et s'essaye à la chanson avec le titre « Maintenant je sais ». Restant très discret sur sa vie privée tout au long de sa carrière, il aime séparer son métier de sa vie de famille dans une ferme en Normandie. Sujet à des problèmes cardiaques et à de l'hypertension, une congestion pulmonaire a raison de lui en 1976. Ces cendres sont versées en mer selon ses dernières volontés. Sa mémoire vivace au sein du monde du Cinéma, celui-ci lui rend hommage en créant le prix Jean Gabin récompensant les meilleurs espoirs masculins du Cinéma français.

Date de sortie : 28 Janvier 1937

Secrets de tournage

"M. Julien Duvivier a regardé ses souteneurs et ses voyous en face. Il ne les flattes pas. Son ouvrage vaut mieux que son titre crapuleux et raccrocheur. On y trouve même quelques scènes dures et violentes. Si l'on entre dans le détail de ce film, on observe le soin de M. Duvivier à serrer d'aussi près que possible la vraisemblance. Il me semble cependant que cette atmosphère est bien étouffée, bien morne, et que, malgré le pittoresque indigène, M. Duvivier n'a pas su échapper complètement au souvenir de la " rue sans joie " des Allemands, qui poursuit les cinéastes sous tous les climats dès qu'ils abordent les lieux de la prostitution et du crime. C'est égal, presque tout, dans Pépé le Moko, est vigoureusement mis en page." (François Vinneuil (alias Lucien Rebatet), L'Action française n°36, février 1937) 

 

"Julien Duvivier trouve son originalité en sacrifiant délibérément le côté " action " au profit de la peinture d'un milieu, la casbah, et d'un personnage d'homme traqué, se souvenant soudain de sa jeunesse et risquant sa liberté et sa vie pour la retrouver. Sans littérature, d'un rythme sûr, solide, souple, le drame est mené avec une belle maîtrise, fortement concentré dans le temps et dans l'espace : pendant moins de quarante-huit heures, sur quelques arpents de ville d'Alger. " (Cinéma 58, juillet-août 1958)

 

Suite et remake 

- En 1938, John Cromwell tourna une version américaine de Pépé le Moko intitulée Casbah (Algiers), avec Charles Boyer et Hedy Lamarr.

- En 1948, John Berry dirigea une autre version, Casbah, avec Tony Martin et Yvonne De Carlo.

- Il y eut même une parodie faite par l'acteur italien Totò, Totò le Moko, réalisée par Carlo Ludovico Bragaglia en 1949

 

Les lieux de tournage 

La Casbah d'Alger fut entièrement reconstituée en studio à Paris. Les raccords d'extérieurs furent filmés à Marseille et à Sète. Seuls quelques plans documentaires (utilisés au début du film) furent réellement tournés à Alger.

 
 

- Julien Duvivier ne se cachera jamais, pour Pépé le Moko, d'avoir pris pour modèle les films de gangsters américains. Max, le truand joueur de bilboquet rappelle par exemple, dans Scarface de Howard Hawks, George Raft, le gangster à la pièce de monnaie.

 
 

- Julien Duvivier eut beaucoup de mal à convaincre les producteurs de Pépé le Moko d'engager Mireille Balin. Ils pensaient qu'elle manquait encore d'expérience pour tenir un rôle d'une telle importance. Duvivier organisa donc un rendez-vous entre les producteurs et l'actrice, qu'il maquilla et coiffa comme la Gaby de Pépé le Moko. Ils furent convaincus et lui firent aussitôt signer son contrat. Pépé le Moko fut son premier grand rôle.

 
 

- En interprétant Tania, la grande chanteuse Fréhel fait dans Pépé le Moko une de ses rares apparitions au cinéma.

 
 

- Le scénario de Pépé le Moko fut tout d'abord proposé à Jean Renoir, qui le refusa. C'est ainsi qu'il atterrit entre les mains de Julien Duvivier.

 
 

- Pépé le Moko est adapté du roman homonyme de Henri La Barthe (alias Ashelbé), qui travailla le scénario avec Julien Duvivier.

 
 

- Jean Gabin et Mireille Balin eurent une liaison sur Pépé le Moko.

Le titre original de Pépé le Moko fut Nuits blanches.

Mireille Balin        Line Noro           Fernand Charpin        Gilbert Gil

Marcel Dalio               Renée Carl                Saturnin Fabre

       Marcel Dalio                             Renée Carl                       Saturnin Fabre

            

  Mireille Balin

Pépé le Moko (Jean Gabin), grand truand parisien, a trouvé refuge dans la Casbah d'Alger où, protégé par la population et l'entrelacement des maisons, il est devenu le "Caïd". Un policier dépêché de la capital tente, en vain, de le débusquer en force. L'inspecteur Slimane (Lucas Gridoux), plus malin et côtoyant tous les jours Pépé, lui tend deux pièges afin de l'amener à venir en ville. L'arrestation de son jeune second tourne court. Mais Pépé est tombé amoureux d'une jeune parisienne en voyage, Gaby (Mireille Balin). Une passion qui pourrait lui être fatale…

Pépé le Moko est l'un des meilleurs films de Julien Duvivier, avec peut-être La Bandera, toujours avec Gabin. Le réalisateur, fuyant la France durant la guerre, pourra travailler à Hollywood grâce au prestige de Pépé le Moko outre Atlantique. Il verra d'ailleurs le remake entrepris par les Américains: Algiers. On peut, aujourd'hui, regretter le début légèrement artificiel : ses collègues algérois expliquent à un policier parisien fraîchement débarqué l'univers de la Casbah. Duvivier utilise alors des documents d'archives et une carte au mur. Cependant, par la suite, le réalisateur laisse le talent de Gabin prendre tout l'écran.

Pépé le Moko est un grand classique offrant un de ses premiers grands rôles à l'une des légendes du Cinéma français. Mais il est surtout l'histoire malheureuse de deux êtres qui voudraient tant une deuxième chance. En effet, film relate l'épreuve de force d'un malfrat et d'un flic engagés dans une lutte à mort. Slimane et Pépé le Moko jouent aux cartes, plaisantent et mangent ensemble mais chaque instant est un défi entre eux. Si Pépé tient longtemps la dragée haute à l'inspecteur, celui-ci sait que Pépé est déjà en prison.

Déjà en prison, car son arrestation est inéluctable mais surtout parce que Pépé étouffe dans une Casbah dont il ne peut sortir. Même s'il en est le chef, il reste un étranger. Un Parisien qui rêve du métro et de la Place Blanche. Les maisons de plâtre, la chaleur, la musique orientale et même la Gitane qui s'est éprise follement de lui l'enferment aussi sûrement que le feraient les murs de la Santé.

Gaby est, elle aussi, une prisonnière. Prisonnière du vieil homme riche qui l'entretient. Elle voudrait tant s'asseoir dans un bistrot de son enfance avec Pépé. Leur passion est nostalgie, désir de liberté autant qu'amour. Car si Pépé voudrait une romance, l'inspecteur Slimane semble vouloir rappeler à chaque instant qu'il s'agit bien d'un polar. Si Pépé aime, entre deux coups, Slimane épie et tisse sa toile.

Pépé le Moko confirma l'aura de grande vedette de Jean Gabin, envergure gagnée grâce à la Bandera du même Julien Duvivier en 1935. Dans Pépé, Gabin se taille le personnage qu'il ne quittera presque plus jusqu'à la fin de sa carrière, malgré les nuances de jeu qui distinguent l'avant et l'après guerre dans sa filmographie, qu'il soit jeune chien fou ou vieux sage. Pépé/Gabin : un dur parmi les durs. Preuve en est l'autorité dont il dispose sur ses hommes les plus farouches et la correction brutale infligée à Dialo, petit indicateur de Slimane. Ses seules failles sont l'affection qu'il porte à des êtres plus faibles. Si Gabin inaugure sa propre légende, il donne aussi au Cinéma un type universel de personnage. Celui du voyou au grand cœur, violent mais amoureux. Pépé le Moko c'est Gabin. Plus puissant que les autres, il pourrait vaincre toujours. Seulement, il a la faiblesse d'avoir une âme. Une âme qui le pousse dans les bras de Gaby et qui plus tard le poussera à sauver son complice dans Touchez pas au Grisbi comme à aider dans le froid son camarade d'évasion dans la Grande Illusion.

Lorsque vous verrez un truand capable de pleurer pour une femme, pensez à Pépé le Moko
.

Un extrait Vidéo     Ouvrir le lien Hypertexte

Enregistrement :   DVD.19.E.


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