Les damnés - Drame de Luchino Visconti (1969) Avec Dirk Bogarde




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Titre du Film:    Les damnés

Titre original :   La Caduta Degli Dei

Les damnés (La caduta degli dei) - Luchino Visconti (1969)

Réalisateur

Luchino VISCONTI

Année

1969

Nationalité

Italien   Extrait vidéo du film

Genre

Drame

Durée

2H30

Acteurs principaux

Helmut BERGER, Dirk BOGARDE, Charlotte RAMPLING, Ingrid THULIN

Synopsis :

Un jeune homme dominé par sa mère et hanté de désirs incestueux, une femme ambitieuse et son amant meurtrier, un S.S. fanatique : voici l'orgueilleuse famille sur laquelle règne un patriarche tout puissant. Des destins liés à l'histoire de l'Allemagne, au cours de cette période fatale qui vit la montée du nazisme et l'avènement d'Hitler.

             Portrait de Luchino Visconti

Luchino Visconti

Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Producteur italien

Né le 2 Novembre 1906 à Milan (Italie)
Décédé le 17 Mars 1976

De son vrai nom : Luchino Visconti di Modrone

Luchino Visconti est un réalisateur de Cinéma italien. Il fut aussi directeur de théâtre et écrivain.

Né dans une famille noble et riche, les Visconti, il débute dans le Cinéma à Paris comme assistant de Jean Renoir (Une partie de campagne, 1936 et Les Bas-fonds, 1937).

Il travaille ensuite en Italie aux côtés de Roberto Rossellini et de Federico Fellini.

Son plus grand succès international a été Le Guépard, Palme d'or au Festival de Cannes de 1963.

Son neveu Eriprando Visconti est également réalisateur du Cinéma (Caresses Bourgeoises).

Né le 02 Novembre 1906 à Milan, Lombardie, Italie

Décédé le 17 Mars 1976 à Rome, Italie

Les acteurs :

Friedrick Bruckmann

 

Dirk Bogarde

 

Baroness Sophie von Essenbeck

 

Ingrid Thulin

 

Elisabeth Thallman

 

Charlotte Rampling

 

Martin von Essenbeck

 

Helmut Berger

 

Gunther von Essenbeck

 

Renaud Verley

 

Herbert Thallman

 

Umberto Orsini

 

Baron Konstantin von Essenbeck

 

Reinhard Kolldehoff

 

Baron Joachim von Essenbeck

 

Albrecht Schoenhals

 

Olga

 

Florinda Bolkan

 

Aschenbach

 

Helmut Griem

 

Scénariste

 

Nicola Badalucco

Enrico Medioli

Luchino Visconti

 

Producteur

 

Ever Haggiag

Alfred Levy

 

 

Compositeur

 

Maurice Jarre

Walter Kollo

Willy Kollo

 

Directeur de la photographie

 

Pasqualino De Santis

Armando Nannuzzi

 

Producteur associé

 

Pietro Notarianni

 

Chef monteur

 

Ruggero Mastroianni

 

Dirk Bogarde

Dirk Bogarde, au civil Derek Jules Gaspard Ulric Niven van den Bogaerde, 28 mars 1921 à Londres - 8 mai 1999 à Londres fut un acteur.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il dessine les batailles alors qu'il est affecté à l'état-major du général Montgomery.

Ses personnages sont troubles.

Critiques :

« Les damnés », c'est l'histoire d'une famille d'industriels allemands spécialisés dans la vente d'armes. Visconti filme la vie de ces gens qui ont créé le nazisme, comme c'est dit au début du film. Ils ont provoqué cette montée du national socialisme par la distance qu'ils ont mises entre eux et les ouvriers et par leurs appuis financiers ensuite. A travers la déchéance de cette famille, Visconti montre la décadence humaine provoqué par le nazisme et nourri par la soif d'ambition de chacun de ses membres. Ils sont voués à la damnation et les différentes étapes de l'évolution nazie auront raison de leurs vies. Outre cette histoire passionnante, elle est donc mise en parallèle avec celle de l'Allemagne Nazi, ainsi on vit de l'intérieur : l'incendie de Reichstag, la nuit des longs couteaux. On pourrait disserter longuement sur la prestation remarquable de Dirk Bogarde, sur la beauté des décors et sur le talent de ce réalisateur italien mais le terme chef d'œuvre résume assez bien, ce trésor du 7eme art !

Autres critiques :

A-t-on jamais compris ce que le mot "chef d'œuvre" veut dire? Sait-on réellement ce que représente l'âme du Cinéma ? Visconti nous apporte avec "les Damnés" Une réponse magistrale. Le réalisateur italien nous a peut-être légués avant terme son testament, son œuvre ultime. Dans ce film se mêlent tous ses thèmes et fantasmes de prédilection, déjà en germe dans "le Guépard" et ils s'y trouvent sublimés. Le Cinéma de Visconti nous révèle la ténébreuse beauté du mal sous sa forme la plus douloureuse, celle de la déchéance. Poète de la grandeur défunte, de la décadence, de la soif d'abandon, il est le peintre lucide de la condition humaine, le chef d'orchestre de la symphonie inachevée du bonheur où se croisent et se déchirent comme des sessions de bois, de cuivres et de cordes dans le flamboyant décor du luxe et du désespoir les échos du sang, du sexe et de la mort. La fresque grandiose qu'il nous dépeint, nourrie de meurtre, de lâcheté, de trahison, d'inceste, restera dans les mémoires comme LE film qui fait revivre les fantômes d'Hamlet, du roi Lear, de Macbeth... Une oeuvre Shakespearienne et sauvage portée par un souffle indescriptible. Tout y est, absolument tout ! Que l'on se souvienne "des Damnés" comme d'un chef-d'oeuvre parmi les chefs-d'œuvre, et plus particulièrement comme d'une leçon magistrale de Cinéma. Au même titre que "Citizen Kane" qui a révolutionné l'art du réalisateur "Les Damnés" représentent une référence dans l'art de la dramaturgie filmée. Car Visconti est avant tout un homme de théâtre, que ce soit sur les planches ou derrière une caméra, un metteur en scène qui fait flamboyer ses acteurs et les décors dans lesquels ils évoluent. Cette approche du réalisateur, il a réussi à la transcender jusqu'au bout, jusqu'à cette dernière scène, jusqu'à ces derniers instants, ces dernières secondes qui nous font soudain comprendre ce que peut être l'art absolu du Cinéma en seulement quelques plans...

Helmut Griem

Helmut Griem

L'histoire :

"Les Damnés" de Luchino Visconti nous plonge en 1933 où parallèlement à la montée, du nazisme, nous assistons à la décadence d'une famille de puissants maîtres de forges : Les Von Essenbeck.
Lors de l'anniversaire du patriarche Joachim, se déclare l'incendie du Reichstag. Joachim décide immédiatement d'ignorer son hostilité aux nazis pour assurer la survie de ses affaires et annonce la nomination de son neveu Konstantin, dignitaire S.A., à la tête de la vice présidence des aciéries.
Dans la nuit suivante Joachim est assassiné et on accuse Herbert, son gendre, un libéral, du meurtre : il doit fuir. Martin, seul héritier, devient ainsi président de la société mais manipulé par sa mère (Sophie), il nomme à sa place, l'amant de celle-ci, F. Bruchman. Alors que la nuit des longs couteaux nous débarrasse de Konstantin, Martin tombe dans les griffes du S.S. Aschenbach qui lui fait comprendre les manigances de sa mère. Il se venge en contraignant cette dernière et son amant au suicide. Martin se range aux côtés des Nazis les menant au pouvoir des grandes aciéries Essenbeck.
Dans le contexte du terrorisme en Italie, Visconti répond par l'évocation de la montée du Nazisme : Le fachisme n'est pas mort selon lui et surtout il ajoute :
"Il me semble que de toutes les interprétations du fachisme, la plus juste, plus juste que celle de caractère freudien et psychanalytique, est celle qui considère le nazisme comme la dernière phase du capitalisme dans le monde, comme le dernier résultat de la lutte des classes arrivée à son extrême conséquence, à son extrême solution, celle d'une monstruosité comme le nazisme ou le fascisme et qui naturellement ne peut préluder à autre chose qu'à une solution dans un sens socialiste".
Le capitalisme, c'est bien là le mal, l'alternative socialiste ne peut rien résoudre : nous sommes en pleine décadence, hier comme aujourd'hui.
Cette véritable "dégénérescence" renvoie, dans cette dimension passée présent, à un monde où la loi du profit impose sa dictature aux choses et aux hommes, où les hommes eux-mêmes sont réduits à être des chacals et des hyènes.
L'instrument de leur pouvoir c'est l'argent, le temple de leur culte, c'est l'usine hérissée de cheminées.
Dans le film le nazisme se présente, tout d'abord comme l'intrusion de la vulgarité dans ce qui est
l'apparence du bon goût :
- C'est Konstantin, le S.A., dont le corps gras s'oppose à celui qui le lave dans une superbe salle de bain.
- C'est le travestissement de Martin dans la fête d'anniversaire de Joachim.
- C'est Konstantin encore, lorsqu'il vocifère ''La Mort d'Isolde" de Richard Wagner dans un état d'ébriété avancé.
Bien entendu, le nazisme c'est aussi la justification du crime dans toute son horreur.
Comme le dit le S.S. Aschenbach en citant Hitler :
" La morale traditionnelle est désuète et inutile à notre élite pour qui tout est permis ".
Ou encore citant Hegel:
" La raison d'état commande d'écraser l'innocente fleurette si celle-ci obstrue le chemin ".
Ainsi les Nazis et ceux qui collaborent, peuvent se permettre le crime sans craindre la punition: le meurtre de Joachim, le viol d'une petite fille, l'assassinat des S.A., l'inceste, le suicide "organisé" de sa propre mère. Il n'y a pas de voyeurisme malsain à mettre en scène la cruauté selon Visconti, mais bien un souci permanent de compréhension :
" Le Décadentisme, si nous cherchons à nous immerger de nouveau dans ce type d'atmosphère, c'est parce que nous voulons démontrer l'évolution de la société aussi à travers les cataclysmes qui l'ont bouleversée "
Ainsi, dans " Les Damnés ", Visconti nous défie de toute contemplation. Privilégiant un rythme de plans rapides, par le choix des cadrages et par le jeu d'une lumière très contrastée qui déforme, l'aspect formel produit essentiellement un monde d'angoisse : Le film semblant d'un certain point de vue exalter la perversion, en réalité dénonce.

               

               

Le 27 février 1933, dans une grande ville de la Ruhr, toute la puissante famille Von Essenbeck est réunie pour fêter l'anniversaire du vieux chef de la famille, le Baron Joachim, magnat des aciéries. Dans la soirée, ils apprennent l'incendie du Reichtag : les nazis prennent le pouvoir. Aschenbach, membre des S.S. de Himmler, encourage Friedrich Bruckman, directeur des aciéries et amant de la Baronne Sophie, à opter pour Hitler. Bruckman assassine le Baron et accuse du meurtre Herbert Thallman, un libéral anti-nazi, époux de la nièce du Baron, Elisabeth, qui doit fuir le pays.

Devenu majoritaire, le fils de Sophie, Martin, donne les pleins pouvoirs à Bruckman au grand dépit du Baron Konstantip qui voudrait assurer l'avenir de son jeune fils Guenther. Aschenbach suggère à Bruckman de se débarrasser de Konstantin et de ses S.A. A la tête des S.S., au cours de la " Nuit des longs couteaux ", ils surprennent les S.A. en pleine orgie et les massacrent tous, Bruckman s'occupant personnellement de Konstantin.

Aschenbach trouve cependant Bruckman trop mou et excite contre lui la jalousie de Martin. Herbert Thallman vient se livrer pour sauver ses deux filles internées dans un camp de concentration, où est morte Elisabeth. Il accuse Sophie de les avoir dénoncées après sa fuite. Martin révèle à Guenther que Bruckman a tué son père, et Guenther rejoint le parti nazi. Martin, devenu le chef incontesté de sa famille, organise avec ses amis nazis le pseudo mariage de sa mère avec Bruckman, et, à l'issue d'une cérémonie caricaturale, les force à se suicider.

Martin (Helmut Berger) et Sophie, sa mère (Ingrid Thulin)
                 "... Martin, qui est le fil conducteur de la ruine et de l'opprobre de la famille, arrive au geste final et se déshabille devant sa mère."

Date de sortie en salle

18 février 1970

Synopsis :

Chronique à la Macbeth d'une famille allemande présentée comme celle des Krupp von Essen, industriels de la sidérurgie dans la Ruhr, traumatisée par les appétits déchaînés après la prise du pouvoir par les Nazis en 1933 et qui tourne au pervers. Le scénario s'inspire de Buddenbrook de Thomas Mann, des Possédés de Fedor Dostoïevski et l'Homme sans qualités de Robert Musil.

Distribution :

  • Dirk Bogarde Frederick Bruckmann
  • Ingrid Thulin Sophie Von Essenbeck
  • Helmut Griem Aschenbach
  • Helmut Berger Martin Von Essenbeck
  • Renaud Verley Gunther Von Essenbeck
  • Umberto Orsini Herbert Thallman
  • Reinhard Kolldehoff Konstantin Von Essenbeck
  • Albrecht Schoenhals Joachim Von Essenbeck
  • Florinda Bolkan Olga
  • Nora Ricci Governess
  • Charlotte Rampling Elisabeth Thallman
  • Irina Wanka Lisa
  • Karin Mittendorf Thilde Thallman
  • Valentina Ricci Erika Thalman
  • Wolfgang Hillinger Janek

Commentaires :

Ça commence en février 1933, la nuit de l'incendie du Reichstag. Ça finit un peu après la fameuse "Nuit des Longs Couteaux" en juin 1934. Entre ces deux dates là, se déroule l'une des études de corruption les plus entraînante jamais réalisée: Les Damnés de Luchino Visconti, un film visuellement impressionnant qui plonge le spectateur dans une ambiance hypnotique. Les Damnés est une chronique du déclin d'une famille allemande pendant la montée du parti nazi. Dirk Bogarde campe un homme d'affaires rusé qui, à la veille de la campagne hitlérienne visant à éliminer toute opposition, veut acquérir leur empire d'acier et de munition. Ingrid Thulin, Helmut Griem et Charlotte Rampling interprètent d'autres personnages qui s'empêtrent dans des intrigues familiales et politiques. Et Helmut Berger impressionne avec ce premier rôle dans la peau de l'héritier, un joli dandy qui incarne peu à peu le mal sinistre et sans scrupules.

Opérateur

Armando Nannuzzi

Pasqualino De Santis

 

Musicien

Maurice Jarre

 

Décorateur

Pasquale Romano

 

Costumes

Piero Tosi

 

Charlotte Rampling

Charlotte Rampling

Née le 05 Février 1945
     à Sturmer, Angleterre, G.-B.

Helmut Berger

Helmut Berger

Né le 29 Mai 1944
  à Bad Ischl, Autriche

Ingrid Thulin

Ingrid Thulin

Biographie :

Ingrid Thulin était, avec Greta Garbo et Ingrid Bergman , la plus connue des actrices suédoises.
Danseuse classique de formation, Ingrid Thulin appartenait également, à ses débuts, au Stockholm's Royal Dramatic Theatre. Elle débute sur scène avec Ingmar Bergman puis, à partir des années 1940, passe au Cinéma dans de petits rôles. Ses films avec le réalisateur suédois sont ceux qui ont marqué sa carrière. C'est avec Nära livet qu'elle obtient une "Palme de la meilleure actrice" à Cannes en 1958, partagée avec ses partenaires Bibi Andersson , Eva Dahlbeck et Barbro Hiort af Ornäs.
Son premier film américain, Foreign Intrigue en 1956, lui fait partager l'affiche avec Geneviève Page et Robert Mitchum . Dix ans plus tard, elle tournait avec Alain Resnais dans La Guerre est finie aux côtés d'Yves Montand . Vincente Minnelli et Luchino Visconti lui donnèrent des premiers rôles dans Les Quatre cavaliers de l'apocalypse (qui marque la fin de son bref parcours hollywoodien) et Les Damnés .
Son dernier film date de 1988, La Maison du sourire de Marco Ferreri . Elle résidait à Rome depuis les années 1960.

Résumé express :

Allemagne, nuit du 18 février 1933 : la puissante famille dirigeant les aciéries Essenbeck – dont la division technique doit bientôt présenter à l'état-major de l'armée la nouvelle mitrailleuse légère MG34 - fête l'anniversaire de son patriarche qui annonce les concessions qu'il est contraint d'accorder au pouvoir montant des Nazis. Cette même nuit concorde avec celle de l'incendie du Reichstag à Berlin puis son propre assassinat, organisé méthodiquement par les S.S. dont un de ses cousins est membre haut placé. C'est Herbert, désigné par son opposition aux Nazis, qui en est accusé. La névrose de Martin, l'héritier direct du clan Essenbeck, précipite par ses conséquences criminelles la compromission du clan, déjà déchiré pour d'autres raisons. Les conséquences de la « Nuit des longs couteaux » du 30 juin 1934, au cours de laquelle un autre Essenbeck (membre des S.A.) est abattu quelques mois plus tard, rendent définitive sa chute.

Un extrait Vidéo           Ouvrir le lien Hypertexte

Enregistrement :      DVD.17.R.


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