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Noir et Blanc.
| Réalisateur |
Jean-Pierre MELVILLE |
| Année |
1962 |
| Nationalité |
|
| Genre |
Policier |
| Durée |
1H48 |
| Acteurs principaux |
Jean-Paul BELMONDO, Marcel CUVELIER, Fabienne DALI, Aime DE MARCH, Jean DESAILLY, Monique HENNESSY, René LEFEVRE, Jack LEONARD, Philippe NAHON, Michel PICCOLI, Serge REGGIANI, Carl STUDER |
Les acteurs :
| Jean-Paul Belmondo |
Silien |
| Serge Reggiani |
Maurice Faugel |
| Michel Piccoli |
Nuttheccio |
| Fabienne Dali |
Fabienne |
| Jean Desailly |
le commissaire Clain |
| Philippe Nahon |
Remy |
| René Lefèvre |
Gilbert Varnove |
| Monique Hennessy |
Thérèse |
| Philippe March |
Jean |
| Daniel Crohem |
Inspecteur Salignari |
| Charles Bouillaud |
Barman |
| Réalisateur |
Jean-Pierre Melville |
| Scénariste |
Jean-Pierre Melville |
| Producteur |
Carlo Ponti |
| Georges Beauregard (Georges de Beauregard) |
|
| Production |
Compagnia Cinematografica Champion, Italie |
| Rome Paris films, France |
| D'après l'oeuvre de |
Pierre Lesou |
| Compositeur |
Paul Misraki |
| Directeur de la photographie |
Nicolas Hayer |
| 2ème assistant réalisateur |
Volker Schlöndorff |
| Chef monteur |
Monique Bonnot |
Anecdotes :
Un demi-succès
Si Le Doulos fut salué par la critique, le film ne remporta
qu'un semi-succès au box-office. Il est aujourd'hui considéré comme un des
classiques du film noir à la française qui a su inspiré des cinéastes d'origines
aussi diverses que John Woo et Quentin Tarantino.
Jean Desailly
Jean-Pierre Melville revient sur l'interprétation de
son comédien Jean Desailly: "Je voulais pour le rôle de Clain un fils
de famille et qu'il ait ce fond de cynisme et de vulgarité que tous les policiers
attrapent au bout d'un certain nombre d'années de fréquentation de la pègre.
Je dois dire que Desailly a interprété son personnage d'une manière parfaite."
L'élève
Parmi l'équipe technique du Doulos on retrouve Volker
Schlöndorff en assistant réalisateur. Il deviendra par la suite un des cinéastes
allemands les plus importants des années 1970 remportant en 1979 la palme
d'or ex-æquo avec Apocalypse Now de Francis Ford Coppola pour Le Tambour
(Die Blechtrommel). Leur collaboration avait commencé sur Léon Morin, prêtre.
Seconde collaboration
Jean-Pierre Melville retrouve ici Jean-Paul Belmondo
son interprète de Léon Morin, prêtre. Les deux hommes collaboreront une nouvelle
fois sur L'Aîné des ferchaux. Ils apparaissent tous les deux dans À bout de
souffle de Jean-Luc Godard.
Trahison
Jean-Pierre Melville présente son film comme une "tragédie
shakespearienne" sur "l'histoire de la fin d'une amitié".
Un oeuvre où les personnages ont deux faces, où "ils sont tous faux."
Le film s'ouvre d'ailleurs sur une citation de Céline: "Il faut choisir...mourir...ou
mentir?"
Hommage
Le Doulos est un hommage au film noir américain que
Jean-Pierre Melville admirait. Pour construire le commissariat, il a même
demandé à son chef décorateur de le faire à l'identique de celui de Carrefours
de la ville (City Streets). Il a aussi utilisé des fenêtres à guillotine au
look plus américain.
Serge Reggiani
Jean-Pierre Melville voulait à tout prix engager Serge
Reggiani pour le second rôle principal du Doulos. Le comédien avait auparavant
joué dans Casque d'or de Jacques Becker, un cinéaste que le réalisateur du
Samouraï admirait, et Napoléon de Sacha Guitry. Les deux hommes se retrouveront
quelques années plus tard sur le tournage de L'Armée des ombres.
Adaptation
Le Doulos est l'adaptation d'un roman policier de Pierre
Lesou que Jean-Pierre Melville avait l'idée d'adapter depuis quelques années.
Si l'oeuvre originale avait la prétention d'être un documentaire sur le milieu
et Montmartre, le cinéaste en fit "L'équivalent d'un western urbain."
Le Doulos
Un doulos en argot signifie "chapeau." Dans
le langage de la police, c'est aussi un indicateur ou celui qui porte le chapeau.
Genèse du projet
Le producteur Georges de Beauregard a donné carte blanche
à Jean-Pierre Melville pour tourner un film à deux conditions. D'une part,
le projet devait se monter très rapidement. D'autre part, le film devait suivre
une intrigue policière. Jean-Pierre Melville adapta donc un roman de Pierre
Lesou en huit jours. Le résultat final fut Le doulos.
Format du son : Mono
Format de projection : 1:33.1
Format de production : 35 mm
Tourné en Français
Un homme, à sa sortie de prison, règle quelques comptes et prépare un nouveau cambriolage avec son ami Silien. Ce qu'il ne sait pas c'est que ce dernier travaille pour la police.
Le désir d'un voyou, partagé entre son amitié pour un gangster et ses devoirs envers un policier intègre.
L'histoire : A sa sortie de prison, Maurice, qui veut venger la mort de sa femme, tue un receleur et lui vole ses bijoux. Peu après il monte un coup avec Silien, mais ce dernier est un indicateur, et il prévient la police. Lorsqu'il apprend cela Maurice engage Kern pour tuer Silien…
Un doulos en argot signifie "chapeau", mais dans le langage des truands et des policiers, c'est un indicateur. Avec ce film noir, Melville rend à nouveau hommage au Cinéma américain qu'il affectionne tant. Melville prévient dès le début du film, avec une phrase de Céline : "Il faut choisir... mourir... ou mentir ?", que tous ces personnages sont des menteurs en puissance, qu'ils ont tous une double personnalité. Céline terminait sa phrase avec "Moi, je vis."
Après Léon Morin prête, ce film est la deuxième collaboration entre Melville et Belmondo, qui interprète le rôle du doulos.
Melville retrouve aussi son assistant de Léon Morin prêtre, Volker Schlöndorff, futur réalisateur du Tambour (1979).
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