Les
Canons de Batasi

Vous pouvez
bookmarquer la page en survolant
LES CANONS DE BATASI (1964 - GUNS AT BATASI)
Générique Technique :
Réalisation : John GUILLERMIN (1964)
Scénario : Robert HOLLIS
Adaptation : Leo MARKS, Marshall PUGH
Scènes additionnelles : C.M.PENNINGTON-RICHARDS
D'après le roman : " Siege at Battersea " de Robert HOLLIS
Directeur de la photographie : Douglas SLOCOMBE
Musique : John ADDISON
Production : George H.BROWN
Distribution : 20th Century-Fox
Durée : 103 minutes
Noir et Blanc
Version Originale sous-titrée
Générique Artistique :
Le major Lauderdale : Richard ATTENBOROUGH
Le lieutenant-colonel John Deal : Jack HAWKINS
Miss Barker-Wise : Dame Flora ROBSON
Le soldat Charlie Wilkes : John LEYTON
Karen Ericson : Mia FARROW
Sir William Fletcher : Cecil PARKER
Le lieutenant Boniface : Errol JOHN
Le capitaine Abraham : Earl CAMERON
Le sergent Ben Parkin : Percy HERBERT
L'histoire complète :
Une révolution vient d'éclater dans la petite république indépendante
de Batasi, où est installé un camp militaire britannique.
Son commandant, le lieutenant-colonel Deal, reçoit l'ordre de ne pas
intervenir et de transférer le commandement de son régiment
anglo-africain au capitaine Abraham, natif des lieux.
Mais, tandis qu'il se rend dans la capitale chez le résident
britannique, sir William Fletcher, le lieutenant Boniface s'empare de
la base au nom des rebelles et arrête le capitaine Abraham.
L'aéroport étant fermé, le soldat Wilkes et une employée suédoise des
Nations-Unies, Karen Ericson, bientôt rejoints par miss Barker-Wise, membre
du Parlement en tournée d'inspection dans le pays, se réfugient au mess
des sous-officiers du camp où ils sont les hôtes d'un vieux militaire de
carrière autoritaire et rigide, le sergent-major Lauderdale, et de
ses hommes. Le capitaine Abraham, qui a réussi à fausser compagnie à ses
gardes, se cache à son tour dans le mess, grièvement blessé.
Bien décidé à ne pas céder aux exigences des rebelles et à soutenir un
siège s'il le faut, le major Lauderdale conduit une expédition jusqu'à
l'arsenal pour s'emparer d'armes et de munitions. Malgré les supplications
de miss Barker-Wise, qui connaît bien Boniface et assure que c'est un
homme loyal, Lauderdale refuse de laisser partir Abraham, qui a demandé
sa protection. Boniface menace de détruire le mess.
Au petit matin, avec l'aide de Wilkes, Lauderdale réussit à faire sauter
les canons qui menaçaient le bâtiment, au moment où le colonel Deal, de
retour de la capitale, annonce que les autorités britanniques ont reconnu
le nouveau gouvernement. À la demande de Boniface, fraîchement promu dans
la nouvelle administration, le major Lauderdale sera expulsé de Batasi.
Anecdote :
Le film fut fort mal accueilli en France lors de sa sortie en mars 1965
pour ses relents de colonialisme. " Étrange film où s'enchevêtrent les
thèmes de l'émancipation des colonies africaines et ceux du
néo-colonialisme le plus retors : film sarcastique et déplaisant mais
qui manifeste une amère lucidité ", écrivait-on dans "Cinéma 65". " Un
film à la fois odieux et fascinant (...) œuvre raciste et néo-colonialiste
qui ne manque pas de vigueur et surtout de cynisme ", constatait pour sa
part le critique de la " Saison 1966". Seul François Guérif osa le
défendre, deux ans plus tard, en écrivant que le cinéaste John Guillermin
était traité de réactionnaire à partir du raisonnement suivant : "Si le
personnage principal d'un film est un imbécile, le film est lui-même
imbécile. Le metteur en scène a deux possibilités : une critique
facile, fort chargée, qui lui blanchit les mains. Ou une critique moins
aisée, plus subtile, qui demande au spectateur de prendre lui-même parti.
C'est alors qu'il court des risques. Pour moi, il n'y a pas d'ambiguïté; le
personnage de Richard Attenborough, soldat de plomb qui ne connaît que le
règlement, tyran de parade, est un imbécile. Le seul acte indépendant
qu'il commette est ridicule, et le fait sanctionner par ses supérieurs.
" (in "Positif" n° 99, novembre 1968). LES CANONS DE BATASI ouvrit à
John Guillermin les portes d'Hollywood.