Le
Voleur

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Le Voleur
Le Voleur est un film français de Louis Malle sorti en 1967.
Fiche technique :
Réalisation : Louis Malle
Scénario : Jean-Claude Carrière et Louis Malle, d'après le roman de Georges Darien
Dialogues : Daniel Boulanger
Production : NEF (Nouvelles Éditions de Films), Artistes Associés
Décors : Jacques Saulnier
Photographie : Henri Decae
Costumes : Paulette Breil
Genre : Comédie dramatique
Durée : 125 minutes
Date de sortie : 22 février 1967 (France)
Synopsis :
Une nuit, Georges Randal, alors qu'il cambriole une villa, repense à sa
carrière de voleur. Orphelin sous la tutelle de son oncle, il revient à
Paris une fois ses études terminées, où il pense épouser Charlotte, sa cousine.
Ne l'attendent que ses désillusions: l'oncle a détourné sa fortune et sa
cousine est promise à un autre. Lors de la soirée des fiançailles, par dépit
et par vengeance, il vole des bijoux et s'enfuit. Charlotte connaît l'identité
du voleur, mais ne dit rien. Dans le train qui l'en éloigne, il retrouve
l'abbé La Margelle rencontré lors de la soirée, qui, outre son sacerdoce, dirige
une bande de truands, à Bruxelles. Les activités parallèles de l'abbé sont
destinées à aider les missionnaires en Chine. Il présente Georges à
Roger la Honte, cambrioleur émérite qui devient son professeur. À mesure que
son expérience et sa renommée s'affirment, il devient une figure importante
des milieux interlopes. À l'occasion d'une réunion politique à Dieppe, il
rencontre Canonnier, un anarchiste qui s'est évadé du bagne de l'île du Diable.
Ce dernier lui fait part de ses convictions et lui propose un coup fabuleux, mais
au moment où il quitte la réunion, Canonnier est reconnu par des agents et tué.
Charlotte rejoint Georges à Londres et devient sa maîtresse. À la mort de
l'oncle félon, Georges, aidé de l'abbé La Margelle qui rêve maintenant de
s'installer en Chine, fabrique un faux testament qui le désigne comme co-héritier
de toute sa fortune, avec Charlotte.
Commentaires :
Louis Malle s'est librement inspiré du livre de Georges Darien, romancier
engagé contre le parlementarisme, le cléricalisme, le militarisme, le
colonialisme, etc.
Le cinéaste en fait une lecture toute personnelle en s'identifiant au personnage de
Randal ; il a lui-même noté ces points communs : même origine sociale, même révolte
contre la bourgeoise conservatrice, même désir de rupture et de destruction. Le Voleur
n'est pas qu'un film d'aventure, c'est aussi une réflexion sur le pouvoir et l'argent.
De son côté, Jean-Paul Belmondo déclare à propos de son rôle : « Il devient voleur
d'abord par dépit puis le reste par plaisir. »
Distribution :
Jean-Paul Belmondo : Georges Randal
Geneviève Bujold : Charlotte
Marie Dubois : Geneviève
Françoise Fabian : Ida
Bernadette Lafont : Marguerite
Marlène Jobert : Broussaille
Julien Guiomar : La Margelle
Martine Sarcey : Renée
Paul Le Person : Roger-La-Honte
Madeleine Damien : Marie-Jeanne
Maurice Auzel : Marcel
Jean-Luc Bideau : l'huissier anglais
Jean Champion : patron de l'hôtel
Nicole Chollet : Patronne du restaurant
Roger Crouzet : Mouratet
Irène Daix : La servante anglaise
Jacques David : l'homme volé
Jacques Debary : Courbassol
Charles Denner : Cannonier
Marc Dudicourt : Antoine l'homme au tambour
Duncan Elliott : le receleur anglais
Pierre Etaix : le pickpocket de Dieppe
Nane Germon : la mère Voisin
Jacques Gheusi : Boileau
Gabriel Gobin : le père Voisin
Fernand Guiot : Van der Buick
Julien Loysel
Christian Lude : Oncle Urbain
Monique Mélinand : Mme Maranteuil
Dario Meschi : patron du "Roi Salomon"
Gaston Meunier : un invité chez Mouratet
Odette Picquet : patronne hôtel (rôle coupé)
Gilbert Servien : complice du pickpocket
Jacqueline Staup : Mme Van der Busch
Christian de Tillière : Armand
Paul Vally : le notaire