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Titre du Film:     Les jeux dangereux

    

Drame
Réalisation : Pierre Chenal
Distribution : Pascale Audret, Fabrice, Jean Servais
France
Durée 95'
1958

N&B

L'histoire :

Accusé de meurtre, Julien est en prison. Pour pouvoir payer son avocat, Fleur, sa soeur, décide d'enlever le fils d'un riche industriel et de demander une rançon. Pour cela, elle demande l'aide de sa bande d'amis. Une fois le rapt réussi et la rançon versée, certains veulent abattre leur otage.
Parmi les nombreux jeunes acteurs de ce film franco-italien, on notera notamment la présence de Sami Frey et celle de l'animateur de télévision Fabrice, crédité sous le nom de François Simon-Bessy.

Synopsis :

Un groupe d'adolescents décide de kidnapper le fils d'un riche industriel, afin de payer l'avocat d'un de leurs amis accusé de meurtre.

Pierre Chenal :

Réalisateur, Scénariste français

Né le 5 Décembre 1904 à Bruxelles
Décédé le 28 Décembre 1990

Autre nom parfois utilisé :

Dave Young

Pascale Audret :

Actrice

Née le 12 Octobre 1936 à Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France
Décédée le 17 Juillet 2000 à Brive-la-Gaillarde, Corrèze, France (Accident de la route)

 

Cette actrice est issue du Cabaret et du Théâtre et est à son zénith dans les années 50. Après avoir tourné pour Cayatte, Molinaro, Franju et bien d'autres connus de cette époque, 1962 marque le ralentissement de sa carrière.

Résumé :

 

Alain Leroy-Gomez est le fils unique et choyé d'un ménage de riches bourgeois. Il va prendre des leçons de violon en haut de Montmartre. Il y est repéré par Fleur, une adolescente pauvre qui est le soutien matériel et moral de sa mère malade et de son frère, grand garçon lancé dans le vol, comme beaucoup de ses camarades, par un boutiquier d'allure respectable, en fait receleur. Le jour où ce malheureux garçon est arrêté à la suite d'un « casse » manqué, Fleur se jure de le tirer d'affaire en le confiant au meilleur avocat ; mais, comme celui-ci doit être payé cher, elle attire Alain dans un guet-apens, le fait kidnapper et séquestrer par sa bande afin de rançonner la famille. Affolé, le père Leroy-Gomez s'adresse à un camarade de lycée qui a échoué dans la police privée. Celui-ci se lance sur les traces des ravisseurs. Après quelques tâtonnements, il finit par se rendre compte qu'il a affaire à une bande de gosses. Pendant ce temps, Alain, d'abord fermé et hautain, cherche à corrompre ses gardiens, puis, après avoir blessé Fleur, finit par s'évader. Il est repris et sa rançon tardant à arriver, les garnements veulent le mutiler pour faire comprendre à la famille qu'elle doit se hâter. Fleur le sauve, car il ne lui est plus indifférent (la réciproque est vraie). Les parents ayant décidé de payer, Fleur, honnête, prépare la libération d'Alain, mais deux des complices projettent de noyer ce dernier pour l'empêcher de parler sur eux. Le policier arrivera à temps pour le dégager et il emmènera Fleur et Alain chez les Leroy-Gomez. Alain, qui s'est ouvert à un certain univers qu'il ignorait, épouvante ses parents par ses premières réactions et ceux-ci achètent sa séparation d'avec Fleur et promettent de payer, non sans réticence, la défense du frère aîné. Le policier partira écoeuré et ne gardera pour récompense de son enquête que le benjamin des jeunes gangsters, un enfant sans foyer.

Pascale Audret           Georgette Anys       Jean-Roger Caussimon      Louis Seigner

Film franco-italien de Pierre Chenal (1958). Scénario : Paul Andréota et P. Chenal, d'après le roman de René Masson. Image : Marcel Grignon. Musique : Paul Misraki. NB.

Pascale Audret : Fleur. Jean Servais : Fournier, le « privé «. François Simon-Bessy : Alain Leroy-Gomez. Jean- François Poron : Julien. Sami Frey : Arpia.

Le genre : graine de violence.

Le pré-générique donne le ton : une voiture traverse le Paris de 1958. Nostalgie, nostalgie... A travers le pare-brise défilent les beaux quartiers, puis les rues « populo » de Ménilmontant et ses gosses livrés à eux-mêmes. Les Jeux dangereux, ce sont ceux auxquels jouent ces gamins perdus. Pour trouver un avocat à son frère, accusé d'avoir tué un gendarme, la jolie Fleur imagine le kidnapping d'un fils de famille.

Il y a bien sûr quelques lieux communs dans le regard que porte Pierre Chenal sur cette jeunesse violente - l'époque aussi veut ça. Ce qui fait la différence, et donne son charme à un film classique et bien ficelé, c'est l'interprétation. Par ordre croissant d'intérêt, une pléiade de seconds rôles savoureux (Louis Seigner, Judith Magre...) ; parmi les délinquants, Sami Frey et Claude Berri, tout jeunes, mais déjà bien reconnaissables ; enfin, Jean Servais, qui a des faux airs de Sterling Hayden. Mais celle qui crève l'écran, c'est Pascale Audret, au physique et au jeu étonnamment modernes, une femme-enfant à la fois naïve et décidée.

Les acteurs :

 

Jean Servais (Fournier)

Pascale Audret (Fleur)

Jean-François Poron (Julien)

Yvette Etiévant (la mère de Fleur)

Louis Seigner (M. Leroy-Gomez)

Germaine Montero (Mme Leroy-Gomez)

François Simon-Bessy (Alain)

Judith Magre (Eliane Fournier)

Joël Flateau (la Puce)

Georgette Anys (la folle)

Jean-Roger Caussimon (Bourdieux)

Jacques Hilling (l'inspecteur)

Jeux dangereux:

De :   Pierre Chenal

Avec :

Louis Seigner, Sami Frey, Jean Servais, Pascale Audret, Joël Flateau, Michel Etcheverry, Jacques Dynam, Judith Magre, Lucien Raimbourg

Samy FREY :

 

Biographie:

 

Né à Paris le 13 octobre 1937, Samuel Frei devient orphelin à la suite des tragiques événements de la Seconde Guerre mondiale, et est élevé par sa grand-mère et sa tante. Dès l'âge de 17 ans, il entre au cours Simon, où il effectue un brillant cursus qui le mène à sortir premier de sa promotion. Le Cinéma lui ouvre tout grand ses portes, par celle d'assistant-régisseur, puis devant la caméra sous la direction de Robert Hossein et de Pierre Chenal. Son physique de jeune premier ombrageux sert à merveille le personnage de Gilbert Tellier, l'amant malheureux de Brigitte Bardot (magnifique dans son premier rôle dramatique), accusée de son crime dans La vérité, signé Henri-Georges Clouzot. Le film fait un tabac, glane l'Oscar du Meilleur film étranger et propulse Sami Frey sous les projecteurs, révélation biaisée aussi par sa liaison avec la star. Les années 60 sont une période faste pour le comédien, qui tourne sous la direction des grands noms de l'époque (Godard, Varda, Franju, Deville, Vadim), s'exporte en Italie, appose sa pierre à l'édifice de la sémillante Angélique (dans Angélique et le Roy) sans délaisser sa passion pour la scène, où on le voit notamment jouer Brecht et "Le soulier de satin", la pièce-fleuve de Paul Claudel. Comédien volontiers discret, à l'écart du cirque médiatique, Sami Frey a beau tourner des œuvres exigeantes ou populaires (Les mariés de l'an II), le public a du mal à cerner l'homme. Il faut attendre le César et Rosalie tourné par Claude Sautet pour le voir accéder à une plus grande notoriété : loin d'être éclipsé par la grâce du tandem Romy Schneider/Yves Montand, l'acteur incarne avec une élegance et un charme séduisants le “deuxième homme”, l'amant dessinateur de BD de Rosalie. Tout aussi à l'aise dans le libéré Pourquoi pas ? de Coline Serreau que dans la sombre Mortelle randonnée conduite par Claude Miller, on le voit dans les années 80 sauter allégrement d'un genre et d'un continent à l'autre. Il est irrésistiblement ambigu en veuf (noir ?) que tente de confondre Le garde du corps de Birkin, alias Jugnot, surprenant en père divorcé et égocentrique qui redécouvre La vie de famille grâce à Jacques Doillon, et réussit ses deux incursions américaines (La petite fille au tambour avec Diane Keaton, et surtout La veuve noire, qui consacra à l'époque Theresa Russell). Quelques apparitions télé aussi. Le théâtre, encore et toujours, de Carlos Fuentes à Harold Pinter, Henry James, Peter Handke, en passant par Georges Perec, dont il met en scène et interprète à vélo et avec succès "Je me souviens". Les années 90 le voient progressivement s'éloigner du grand écran : seulement dix films, pour la plupart passés à la trappe impitoyable du box-office (y compris quelques vénérables signatures, Elie Chouraqui ou Pierre Granier-Deferre) exceptés La fille de D'Artagnan, où il compose un Aramis dont la légende en prend un coup, et Les acteurs, film choral fortement controversé de Bertrand Blier. On l'attend avec d'autant plus d'impatience qu'il partage le rôle principal masculin de La repentie avec Samy Naceri.

Les acteurs :

Fournier

 

Jean Servais

 

Fleur

 

Pascale Audret

 

La puce

 

Joel Flateau

 

Alain

 

Fabrice Bessy

 

Le mécano

 

Jimmy Urbain

 

Un jeune

 

Claude Berri

 

Arpia

 

Sami Frey

 

Bourdieux

 

Jean-Roger Caussimon

 

Eliane

 

Judith Magre

 

L'aveugle

 

Michel Etcheverry

 

Mme Leroy-Gomez

 

Germaine Montero

 

M. Leroy-Gomez

 

Louis Seigner

 

Scénariste

 

Pierre Chenal

Paul Andréota

 

Compositeur

 

Paul Misraki

 

Directeur de la photographie

 

Marcel Grignon

 

D'après l'oeuvre de

 

René Masson

 

Un extrait Vidéo           Ouvrir le lien Hypertexte

Enregistrement :     DVD.17.G.


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