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Titre du Film: L'Affaire Dreyfus Episode 1/2
| Réalisateur |
|
| Année |
1994 |
| Nationalité |
|
| Genre |
Historique, Téléfilm |
| Durée |
1H40 |
| Acteurs principaux |
Pierre ARDITI, Thierry FREMONT, Laura MORANTE, Philippe VOLTER |
Synopsis :
Episode 1 :
Reconstitution
Réalisation : Yves Boisset
Distribution : Pierre Arditi, Christian Brendel, Helmut Berger
France
Durée 100'
1994
Couleurs
L'histoire :
Paris, 1894. Une cabale contre les Juifs dans l'armée française fait rage alors qu'un traître fournit des renseignements à l'Allemagne. Les soupçons se portent sur le capitaine Dreyfus, juif et coupable idéal...
Episode 2 :
Drame
Réalisation : Yves Boisset
Distribution : Pierre Arditi, Gérard Desarthe, Christian Brendel
France
Durée 103'
1994
Couleurs
L'histoire :
Téléfilm d'Yves Boisset (France - 1994) avec Pierre Arditi, Gérard Desarthe, Christian Bendel, Bernard-Pierre Donnadieu. Résumé de la première partie : Paris, 1894. Une cabale contre les Juifs dans l'armée française fait rage alors qu'un traître fournit des renseignements à l'Allemagne. Les soupçons se portent sur le capitaine Dreyfus, juif et coupable idéal...
Les acteurs :
Estherhazy |
Pierre Arditi |
Du Paty de Clam |
Gérard Desarthe |
Alfred Dreyfus |
Thierry Frémont |
Mathieu Dreyfus |
Philippe Volter |
Henry |
Bernard-Pierre Donnadieu |
Picquart |
Christian Brendel |
De Boisdeffre |
Georges Wilson |
Schwartzkoppen |
Helmut Berger |
Lucie Dreyfus |
Laura Morante |
Mercier |
Jacques Dacqmine |
Sandherr |
André Falcon |
Bravard |
Greg Germain |
Bernard Lazare |
Philippe Laudenbach |
Leon Blum |
Daniel Mesguich |
un aide de camp |
Steve Suissa |
Lucien Herr |
Xavier Deluc |
Marcel Proust |
Mathieu Demy |
Emile Zola |
Jean-Claude Drouot |
le récitant |
Yves Boisset (non crédité) |
Production |
Ceska Televise, République tchèqueFrance 2, France La Sept-Arte, France RTBF, Belgique Rai Due Radiotelevisione Italiana, Italie SFP, France |
Directeur de la photographie |
Yves DahanJacques Loiseleux |
D'après l'oeuvre de |
Jean-Denis Bredin |
Adaptateur |
Yves BoissetJorge Semprun |

Le déroulement de l'affaire qui a déchiré la France en deux camps. Plusieurs séquences mettent en scène Émile Zola, notamment dans les locaux du journal L'Aurore, qui a publié le fameux "J'accuse...!", et lors de son procès aux assises.
Téléfilm en deux parties, avec Thierry Frémont dans le rôle du capitaine Dreyfus.
Scénario d'Yves Boisset et Jorge Semprun, d'après l'oeuvre de Jean-Denis Bredin.
Production :
Anabase Productions, France 2,
La Sept Arte, RTBF, Télévision tchèque, Rai Due Radiotelevisione Italiana,
SFP.
Éditions France Télévisions Distribution, 1995, avec le soutien du ministère
de l'Education nationale.
Grand prix du scénario, Festival de Monte Carlo 1995.

Thierry Frémont
Biographie :
| Après avoir suivi le
Cours Florent puis les cours du Conservatoire National Supérieur de
Paris, Thierry Frémont travaille parallèlement avec Jack Waltzers de
l'Actor's Studio. |
Quelques infos sur Thierry Frémont :
Molière 2004 du « Meilleur second rôle » pour Signé Dumas
Prix d'interprétation au Festival de Saint-Malo 2003
Lauréat du Prix Jean Gabin en 1988
César du meilleur espoir 1988
Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris
Cours Florent
Pratique la boxe anglaise, la boxe thaïlandaise, l'équitation, la natation, les claquettes, le chant (art lyrique / ténor)
Taille : 1m71, cheveux roux, yeux verts

Jacques Dacqmine
Année : 1994
Origine : France
Réalisation : Yves Boisset
Scénario : Jorge Semprun
Ce téléfilm a obtenu la Nymphe du meilleur scénario
au 35e Festival de télévision de Monte-Carlo 1995
D'après l'oeuvre de Jean-Denis Bredin "L'affaire"
Images : Yves Dahan, Jacques Loiseleux
Musique : Angélique et Jean-Claude Nachon
Genre : Drame
Durée : 2 x 100 min.
Thierry Frémont (au centre) Pierre Arditi et Bernard-Pierre Donnadieu
| Distribution : |
| Thierry Fremont (Alfred Dreyfus) |
| Philippe Volter (Mathieu Dreyfus) |
| Laura Morante (Lucie) |
| Helmut Berger (Schwartzkoppen) |
| Pierre Arditi (Esterhazy) |
| Christian Brendel (Picquart) |
| Bernard-Pierre Donnadieu (Henry) |
| Georges Wilson (de Boisdeffre) |
| Marc de Jonge (de Pellieux) |
| Jean-Pol Dubois (du Paty du Clam) |
| Knot (Gribelin) |
| André Falcon (Sandherr) |
| Louis Arbessier (Scheurer-Kestner) |
| Jean Bouchaud (Zurlinder) |
| Jean-Claude Drouot (Emile Zola) |
| Mathieu Demy (Marcel Proust) |
| Jacques Dacqmine (Mercier) |
| Bohumil Svarc (Vaughan) |
| Richard Martin (Forzinetti) |
| Marek Vasut (Panizzardi) |
Thierry Frémont
1ère partie
En 1894, Alfred Dreyfus, officier français juif, est arrêté pour espionnage. Par manque de preuves pertinentes, le ministère de la Guerre crée un faux document l'accablant. Jugé et condamné, Dreyfus est déporté sur l'île du diable. Lucie et Mathieu Dreyfus, sa femme et son frère, aidés par la presse, essaient par tous les moyens de prouver son innocence. Pendant ce temps, au ministère de la Guerre, le colonel Picquart découvre l'existence du véritable espion.
2ème partie
Pour que le dossier "Dreyfus" ne soit pas révisé, le général de Boisdeffre étouffe l'affaire et protège Esterhazy. Mais, à Paris, de jour en jour l'innocence de Dreyfus se confirme. Esterhazy est donc jugé, mais, soutenu par le ministre de la Guerre, il est acquitté. Révolté, Emile Zola publie dans l'Aurore un article intitulé "J'accuse". Jugé, il est condamné à un an de prison.

L'affaire Dreyfus :

Procès de l'affaire Dreyfus dans un lycée.
En septembre 1894, en pleine période de révision
des plans de guerre après la conclusion de l'accord franco-russe, fut découvert
au service de renseignements français un bordereau anonyme contenant une liste
de documents militaires français confidentiels destinée à l'ambassade d'Allemagne.
Un officier de l'état major général, juif d'origine alsacienne, à savoir Alfred
Dreyfus, fut ainsi condamné pour espionnage en décembre 1894. Son frère, le
député Scheurer-Kestner, Émile Zola puis le colonel Picquart convaincus de
son innocence dénoncèrent le vrai coupable, Esterhazy. Le procès de Dreyfus
fut révisé. Le 13 janvier 1898, la publication de J'accuse par Zola
dans "l'Aurore" fit de cette affaire l'Affaire. Démasqué, le commandant
Henry qui avait fait un faux pour accabler Dreyfus se suicida et une souscription
fut ouverte pour élever à sa gloire un monument. La révision du procès eut
lieu à Rennes en 1899 et Dreyfus fut condamné de nouveau, avec circonstances
atténuantes puis gracié par le président Loubet. Il fallut attendre six ans
avant que la peine réhabilitation de Dreyfus ne soit établie.
Durant ces dix années, Dreyfusards et antidreyfusards s'étaient
affrontés avec une passion inouïe. L'Affaire qui révélait la profondeur de
l'antisémitisme français mit aussi à mal le prestige de l'armée que celui
du milieu parlementaire.
Il fallut attendre 1906 pour que l'innocence de Dreyfus
fût reconnue par la cour de cassation.
| Au cours de la IIIe république, la France connaît une fièvre nationaliste. Sous son influence se développe moins de xénophobie - quoique dans ses déclarations colonialistes Jules Ferry évoque les " races supérieures " et les " races inférieures " - qu'un antisémitisme virulent qui conduira à l'affaire Dreyfus. Cet événement redoutable pour la paix sociale est le moment où la catégorie des "intellectuels" prend position et s'inscrit parmi les élites. Sur le plan politique, l'Affaire Dreyfus provoque une importante recomposition des forces politiques selon la traditionnelle ligne de fracture gauche-droite. Bien que les choses ne soient pas systématiques, la droite entraînée par son aile nationaliste se révèle antidreyfusarde tandis que la gauche, à l'exception de certains militants socialistes ou anarchistes qui voient dans le "Juif" Dreyfus un représentant du grand capital, soutient Zola et les intellectuels. |
| Petite chronologie de l'Affaire Dreyfus: |
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| Si elle est l'expression de l'antisémitisme, l'affaire Dreyfus n'est pas la première manifestation du racisme : dès 1835, le diplomate Arthur de Gobineau (1816-1882) avait entamé la publication de son Essai sur l'inégalité des races qui justifiera longtemps la défense du racisme en tant que doctrine scientifique. D'un point de vue idéologique, nombreux sont ceux qui font profession de foi de leur antisémitisme : le fouriériste Alphonse de Toussenel (1803-1885) publie Les Juifs, rois de l'époque (Marpon et Flammarion, 1886. 2 vol.), bientôt suivi de son disciple Edouard Drumont (1844-1917) qui s'en fera une spécialité, notamment avec La France juive, essai d'histoire contemporaine (Savine, 1886, 2 vol.) ou Les Juifs contre la France... (Librairie Antisémite, 1899) et sera à l'origine de la création de la Librairie Antisémite et le fondateur de La Libre parole. |
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