Gervaise (1956) - Un Film de René Clément - Avec Maria Schell et François Périer




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Titre du Film:   Gervaise

Gervaise - Drame de René Clément (1956)

Réalisateur

René CLÉMENT

Année

1956

Nationalité

Français   Extrait vidéo du film

Genre

Drame

Durée

1H53

Acteurs principaux

Mathilde CASADESUS, Hubert DE LAPPARENT, Suzy DELAIR, FLORELLE, Jacques HARDEN, Jany HOLT, Lucien HUBERT, Armand MESTRAL, François PÉRIER, Maria SCHELL

   

Drame
Réalisation : René Clément
Distribution : Maria Schell, François Périer, Suzy Delair
France
Durée 113'
1956


N&B

L'histoire :

À Paris, à la fin du XIXe siècle, le triste destin de Gervaise, une blanchisseuse que son amant, Lantier, a abandonnée avec ses deux enfants. Elle devient la femme de Coupeau, un ouvrier couvreur, qui tombe d'un toit pendant son travail. L'inaction forcée à laquelle cet accident le condamne le mènera à l'alcoolisme.

Cette minutieuse adaptation de "L'Assommoir", d'Émile Zola, brille par une rare qualité technique et un réalisme saisissant. Le film fut d'ailleurs nominé pour l'Oscar du meilleur film étranger. La scène de la bataille des blanchisseuses est particulièrement mémorable.

Les acteurs :

Gervaise

Maria Schell

Coupeau

François Périer

Gouget

Jacques Harden

Lantier

Armand Mestral

Virginie

Suzy Delair

Mme Boche

Mathilde Casadesus

Mme Lorilleux

Jany Holt

M. Lorilleux

Hubert de Lapparent

M. Poisson

Lucien Hubert

Maman Coupeau

Florelle

Mme Fauconnier

Rachelle Devirys

Scénariste

Jean Aurenche

Pierre Bost

 

 

 

 

Productrice

Agnès Delahaie

 

Production
C.I.C.C. Films, France
 

 

Productions Cinématographiques Sylver Films

 France

Compositeur

Georges Auric

Directeur de la photographie

Robert Juillard

Monteur

Henri Rust

Chef décorateur

Paul Bertrand

Roger Briaucourt

D'après l'oeuvre de

Émile Zola

Secrets de tournage :

Inspiré de Zola

Bien que le titre ne soit pas extrêmement explicite, Gervaise est inspiré du célèbre roman d'Émile Zola, L'Assommoir. Ce classique de la littérature française avait déjà fait l'objet de trois adaptations : la première en 1909 par Albert Capellani, la deuxième en 1921 par Charles Maudru, et la dernière en 1933 par Gaston Roudes.

Version américaine mutilée

Gervaise sortit aux États-Unis dans une version assez largement censurée. Parmi les coupes les plus notables, on peut mentionner la dispute entre Gervaise et Virginie, cette dernière recevant une fessée à l'aide d'un battoir à linge : la version américaine, plus prude, ne montre pas les fesses de Virginie.

Nommé aux Oscars

Gervaise fut nommé aux Oscars 1957 pour le prix du Meilleur film étranger, mais sans l'obtenir au final.

Date de sortie : 5 Septembre 1956

Synopsis :

Sous le Second Empire, Gervaise, blanchisseuse à Paris, élève seule ses deux enfants depuis que Lantier, son amant, l'a quittée. Elle retrouve cependant bientôt l'amour en la personne de Coupeau, un ouvrier dur à la tâche. Mais le bonheur du jeune couple sera de courte durée...

René Clément

René Clément

Maria Schell

Maria Schell

Suzy Delair

Suzy Delair

François Périer

François Périer

Les Acteurs :

Maria Schell

....

Gervaise Macquart

François Périer

....

Henri Coupeau

Jany Holt

....

Mme. Lorilleaux

Mathilde Casadesus

....

Madame Boche

Florelle

....

Maman Coupeau

Micheline Luccioni

....

Clemence

Lucien Hubert

....

M. Poisson

Jacques Harden

....

Goujet

Jacques Hilling

....

Mon. Boche

Amédée

....

Mes Bottes

Hubert de Lapparent

....

M. Lorilleux

Hélène Tossy

....

Mme. Bijard

Rachel Devirys

....

Mme. Fauconnier

Jacqueline Morane

....

Mme. Gaudron

Yvonne Claudie

   

Critique Film :

L'Assommoir est devenue Gervaise et à cette substitution de titre, on peut faire correspondre celle du sujet du film. Il ne s'agit pas de montrer les ravages de l'alcool, thèse du livre de Zola, mais de camper un personnage complexe. Gervaise, interprétée avec brio par Maria Schell (meilleure actrice au Festival de Venise), est tout à la fois naïve et les pieds sur terre, blasée et romantique, fragile et forte... Tous les contraires à la fois... Mais surtout, elle est touchante dans sa force de vie, sa volonté de s'en sortir à tout prix pour la simple raison qu'elle n'a pas le choix. Le drame est rendu avec une noirceur rare dans le Cinéma français de cette époque.
La mise en scène de Clément est très impressionnante de modernité. Sa caméra bouge très souvent (et non pas inutilement), quasiment chaque plan passe par plusieurs valeurs de cadres différents. La lumière est découpée au couteau, très expressionniste et plusieurs scènes mélangent réalisme et symbolisme avec brio, comme par exemple toute la scène du mariage, terrible de pathétique et en même temps si vivante...
Tout le film est aussi aidé par ces têtes de turcs de la Nouvelle Vague, Aurenche et Boch, qu'il est temps enfin (merci monsieur Tavernier) de remettre au rang de grands scénaristes et dialoguistes de l'histoire du Cinéma français.

Résumé

Après avoir été abandonnée par Lantier, Gervaise épouse Coupeau qui, suite à un accident de travail, sombre dans l'alcoolisme.

FICHE TECHNIQUE

Pays : France

Durée : 1h42

Année : 1956

Réalisation : René CLÉMENT

Scénario et dialogues : Jean AURENCHE et Pierre BOST, d'après L'Assommoir d'Émile Zola.

Directeur de la photographie : Robert JUILLARD

Ingénieur du son : ARCHIMBAUD

Décorateur : Paul BERTRAND

Musique : Georges AURIC (Paroles des chansons : Raymond QUENEAU)

Production : Agnès DELAHAIE – Production Cinématographique – Silver Films

Interprète : Maria SCHELL (Gervaise), François PERIER (Coupeau), Suzy DELAIR (Virginie) Armand MESTRAL (Lantier)…

Récompense au Festival de Venise 1956 : Grand prix de la Critique – Coupe Volpi pour l'interprétation de Maria SCHELL

Film nommé pour les Oscars à Hollywood

Costumes : Mayo

SYNOPSIS

 

1852. Lantier, compagnon de Gervaise depuis huit ans, l'abandonne avec ses deux enfants. Gervaise apprend la nouvelle au lavoir où, narguée par Virginie, elle déchaîne une furieuse bataille. Elle finit par administrer à Virginie une spectaculaire fessée à coup de battoir. Pour élever ses deux petits, elle décide de lutter seule, mais ne tarde pas à épouser Coupeau, un ouvrier couvreur sérieux et bon enfant. Bientôt naît une petite fille : Nana.

Gervaise travaille dans une blanchisserie. Son rêve est de s'installer à son compte. A force d'économie, elle est sur le point de le voir se réaliser lorsque survient un accident : Coupeau tombe d'un toit et Gervaise, refusant de l'envoyant à l'hôpital, dépense jusqu'à son dernier sou pour le soigner.

Après bien des réticences, elle accepte de se faire prêter 500 francs par Goujet, un forgeron ami de son mari, et achète le fond de commerce.

La boutique marche bien et Gervaise serait heureuse si elle n'avait pas retrouvé Virginie (mariée à un sergent de la ville : M. Poisson) et si Coupeau, gardant rancune à son ancien métier, n'avait pas prolongé sa convalescence, sombrant chaque jour dans l'alcoolisme.

Virginie tient sa vengeance. Elle s'insinue dans les bonnes grâces de Gervaise et ramène Lantier qui rôde dans le quartier.

Au cours du dîner de fête de Gervaise, Coupeau, ivre à son habitude, se prend d'amitié pour Lantier et l'introduit lui-même sous son toit. Peu après, il l'installe définitivement chez lui. Gervaise, effrayée, laisse faire, d'autant moins soutenue que Goujet est alors en prison pour avoir osé fomenté une grève. Et l'inévitable se produit : Lantier profite d'une nuit où l'état de Coupeau rend le lit conjugal inhabitable pour entraîner Gervaise de force dans sa chambre. Goujet, apprenant la vérité, part alors dans le Nord emmenant comme apprenti le fils aîné de Gervaise : Etienne.

Désormais, plus rien ne peut soutenir Gervaise. Son courage l'abandonne. Elle n'est plus que l'esclave des deux hommes qui boivent. L'état de Coupeau empire et Lantier croit le moment opportun de proposer à Gervaise de vendre la blanchisserie. Il a trouvé une acheteuse : Virginie. Gervaise comprend soudain la vengeance de Virginie et sa complicité avec Lantier. Elle les chasse.

Coupeau, au cours d'un violent accès de « delirium tremens », saccage la boutique. Il meurt à l'hôpital peu après. Virginie prend alors possession de la blanchisserie et la transforme en confiserie. Lantier n'a même pas à déménager pour vivre désormais à ses crochets.

Gervaise, demeurée seule, désemparée, s'anéantit à son tour dans la boisson. Nana, livrée à elle-même dès l'âge de six ans, traîne les rues et fait déjà la coquette au milieu d'une petite cour de garnements.

L'adaptation

René Clément a tiré son film du roman d'Émile Zola : L'Assommoir. Paru en 1877, L'Assommoir fait partie de la série des Rougon-Macquart. Zola, chef de file et grand théoricien de l'école naturaliste, dénonçait, à travers la longue histoire d'une famille tarée, l'importance de l'hérédité et fondait la psychologie sur physiologie. Avec l'apparent détachement d'un clinicien, il analysait les réactions d'un tempérament donné dans un milieu donné. Chacune de ses œuvres était consacrée à un milieu différent. L'Assommoir (autrement dit le bistrot) dénonçait à la fois l'alcoolisme et la misère sociale, deux plaies interdépendantes du monde ouvrier en ce XIXe siècle.

Pour tirer de cette fresque monumentale un film d'une heure trois quarts, René Clément a refusé a priori la solution « reader digest » qui consistait à « condenser » l'œuvre, portant à la trahir. Il tenait à conserver dans leur intégrité certaines scènes admirables (la bataille du lavoir, la fête de Gervaise, la scène de saoulographie de Coupeau).

Il fut donc procédé à un premier choix. L'Assommoir devint plus précisément Gervaise.

En résumé, René Clément, avec un respect scrupuleux de l'œuvre d'Emile Zola, réussit un film centré sur un personnage (Gervaise) et constituant une poignante, une hallucinante peinture d'époque.

Contexte historique

Gervaise, situé durant une période allant de 1852 à 1864, nous offre une peinture d'époque qui peut nous sembler noire, mais n'en est pas moins exacte. Les recherches très poussées auxquelles se sont livrés René Clément, Jean Aurenche et Pierre Bost leur ont démontré que certaines des terribles vérités dénoncées par Zola étaient encore édulcorées (journées de travail pour hommes, femmes et enfants variant de 15 à 18 heures par jour). L'épisode de la grève et des condamnations fut relevé dans les archives de la justice. A cette époque où n'existaient ni retraites ni assurances sociales, où les salaires étaient excessivement bas, accident ou maladie suffisaient à jeter une famille dans la plus noire misère. Quant aux vieillards, s'ils n'avaient pas d'enfants pour les faire vivre, ils n'avaient plus qu'à mourir. Dans cette sorte d'enfer sans espoir, les hommes – et même les femmes - étaient des proies offertes à l'alcoolisme qui causait d'épouvantables ravages.

Musique

La musique due à Georges Auric est généralement discrète et peu abondante au cours du film.

Nous donnons ci-dessous les paroles de la Chanson de Gervaise, écrites par Raymond Queneau. Leur symbolique se passe d'explication. Toute la vie psychologique de Gervaise s'y trouve incluse :

« A quoi bon rêver de nid et d'oiseau,

Si l'oiseau s'envole et si le nid tombe

Si le pigeon meurt, si meurt la colombe,

A quoi bon rêver de nid et d'oiseau ?

A quoi bon dormir si la nuit s'efface,

S'il faut de nouveau retrouver les heures,

S'il faut de nouveau retrouver les pleurs

A quoi bon dormir si la nuit s'efface ?

Les jours et les nuits tournent dans ma tête

Les jours et les nuits déchirent ma vie.

A quoi bon rêver…

Laissez-moi dormir, laissez-moi… »

Les voilà telles qu'elles furent chantées par Maria Schell avec une émotion bouleversante.

Un extrait Vidéo       Ouvrir le lien Hypertexte

Enregistrement :   DVD.14.E.


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