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Titre du Concert :

  Fidelio.

Sonate N° 17 en Ré Mineur, opus 31 N° 2 « La Tempête » de Beethoven

Fidelio 
Ludwig van Beethoven
(1770-1827)

Cet opéra a été mis en musique par Beethoven d'après le livret de Jean Nicolas Bouilly "Léonore ou l'amour conjugal". Après plus de deux ans de travail, Ludwig van Beethoven présente son opéra au Theater an der Wien le 20 novembre 1805, soit quelques jours après l'entrée de l'armée napoléonienne à Vienne. Après seulement trois représentations, l'opéra est retiré de l'affiche.

Opéra en deux actes
Livret de Joseph Sonnleithner et Georg Friedrich Treitschke,
d'après le drame de Jean Nicolas Bouilly
Création au Theater an der Wien, à Vienne, le 20 novembre 1805

Unique opéra composé par Beethoven, Fidelio connut trois versions successives avant de rencontrer enfin le succès. Inspiré d'un fait divers authentique, il décrit le combat d'une femme, Léonore, dont le mari a été emprisonné par son ennemi Pizarro. Déguisé en homme et se faisant appeler Fidelio, elle devient l'aide du geôlier de la prison et tente de sauver son époux d'une mort certaine.
Riche en passages sublimes, cette oeuvre magnifique est un véritable hymne à la liberté et à la force de l'amour conjugal.

Opéra de Beethoven

Mise en scène de sir Peter Hall.

Par l'orchestre philharmonique de Londres, dirigé Bernard Haitink.

Avec:

 Elizabeth Söderstrom, Anton de Ridder, Robert Allman, Curt Appelgren.

Fidelio, Ludwig van Beethoven, 1805, 1806 et 1814.

Unique opéra de Ludwig van Beethoven, Fidelio connut une genèse difficile, qui explique peut-être qu'en dépit de ses traits de génie, certains, mettant en doute le sens dramatique du compositeur, le juge imparfaitement réussi. Le livret est une traduction et une adaptation par Joseph von Sonnleithner d'un drame du Français Jean Nicolas Bouilly, Léonore, ou l'Amour conjugal, déjà mis en musique par Pierre Gaveaux en 1798. Commencée au début de 1804, une première version de l'œuvre, en trois actes, est achevée durant l'été de 1805 et créée le 20 novembre de la même année – douze jours avant Austerlitz –, au Theater an der Wien de Vienne, sous la direction du compositeur, avec la soprano Anna Milder-Hauptmann (Léonore) et le ténor Friedrich Christian Demmer (Florestan) ; elle essuie un échec et ne connaît que trois représentations devant un public composé en majorité d'officiers français, dans une ville qui vient d'être occupée par les troupes de Napoléon. Beethoven se résout à remanier son œuvre avec l'aide du poète Stephan von Breuning ; cette deuxième version, condensée en deux actes, est représentée deux fois au Theater an der Wien, les 29 mars et 10 avril 1806 ; c'est encore Anna Milder-Hauptmann qui chante Léonore mais Demmer a été remplacé par Joseph Röckel ; le succès est là mais le public est cependant trop clairsemé. Devant les critiques du baron Peter von Braun, directeur des théâtres de la cour, Beethoven décide de retirer son ouvrage. Huit ans s'écouleront avant qu'il n'accepte de remanier une nouvelle fois son opéra, avec le librettiste Georg Friedrich Treitschke ; cette troisième version, en deux actes, est créée le 23 mai 1814 au Kärntnertortheater de Vienne, toujours avec Anna Milder-Hauptmann et un ténor italien nommé Radichi dans le rôle de Florestan ; Pizarro est chanté par le baryton Johann Michael Vogl, qui sera l'ami et l'interprète favori de Schubert. C'est cette version définitive qui est aujourd'hui le plus couramment représentée.

À ces différentes versions correspondent plusieurs ouvertures : Leonore no 2 (version de 1805), Leonore no 3 (version de 1806, la plus célèbre, parfois jouée entre les deux tableaux du second acte), et Fidelio (version de 1814) ; l'ouverture Leonore no 1, prévue pour des représentations à Prague en 1807 qui furent annulées, ne sera jamais exécutée du vivant du compositeur.

Beethoven gardera toute sa vie un profond attachement pour Fidelio, qui non seulement offre des scènes bouleversantes et une ampleur dramatique novatrice, mais aussi exprime certains idéaux de liberté et de justice, hérités de l'Aufklärung et du Sturm und Drang, dont il ne se défera jamais.

Argument (version de 1814)

L'action se déroule à la fin du XVIIIe siècle en Espagne, dans une prison d'État près de Séville.

Florestan, un noble espagnol, s'est attiré la haine du gouverneur Don Pizzaro, qui l'a fait jeter dans sa terrible prison. Leonore, son épouse, réussit à pénétrer les lieux sous l'habit d'un jeune homme du nom de Fidelio (symbolisant la constance de son amour), avec pour dessein de le délivrer.

Acte I. Dans la cour de la prison, Jaquino (ténor), adjoint du geôlier Rocco, presse la fille de celui-ci, Marzelline (soprano), de ses avances, qu'elle repousse tout en exprimant de la compassion à son égard (duo « Jetzt, Schätzchen » : « Maintenant, mon trésor »). Restée seule, elle avoue en effet son amour pour Fidelio, nouvel assistant de son père, dont elle ignore la véritable identité (air « O wär' ich schon mit dir vereint » : « Ô si seulement j'étais déjà unie à toi »). Rocco (basse) puis Fidelio (soprano) arrivent et remarquent l'émoi de Marzelline. Un quatuor en canon est engagé par Marzelline (« Mir ist so wunderbar » : « Quel sentiment étrange »), pendant lequel chacun fait part de ses sentiments contrastés, au premier rang desquels Fidelio, qui, ayant remarqué les sentiments de la jeune fille, craint que son stratagème ne soit démasqué. Rocco, personnage bonhomme, considère cette inclination avec bienveillance et fait l'éloge de l'argent, élément nécessaire au bonheur d'un couple (« Hat man nicht auch Gold beineben » : « Si l'on n'a pas de l'or aussi »). Fidelio acquiesce, demande à devenir son adjoint, mais la conversation prend un tour plus dramatique lorsque Rocco lui apprend l'existence, dans le cachot le plus profond de la prison, d'un homme emprisonné pour une raison obscure et que, sur ordre du gouverneur, l'on affame peu à peu. Fidelio acquiert la certitude qu'il s'agit de son époux. Lors du trio, entamé par Rocco (« Gut, Söhnchen, gut » : « C'est bien, mon fils, c'est bien »), qui s'engage entre Rocco, Leonore et Marzelline, Fidelio exprime à mots couverts sa détermination à ne pas se laisser envahir par la crainte.

(Acte II dans la version de 1805). Une marche annonce l'arrivée de Pizzaro (baryton), qui, pressé par une dépêche lui annonçant la visite impromptue du ministre Don Fernando, décide d'abréger les jours de son ennemi (air d'une extrême noirceur, avec chœur des gardiens, « Ha ! Welch'ein Augenblick ! Die Rache werd ich kühlen »: Ha! Quel instant! Je vais assouvir ma vengeance »). Moyennant une bourse bien remplie, il charge Rocco d'accomplir la vile besogne (duo « Jetzt, Alter, jetzt hat es Eile ! » : « Allons, mon brave, le temps presse ! »). Ce dernier s'y refusant, Pizarro décide d'agir par lui-même. Fidelio a tout entendu et, dans une grande scène dramatique (récitatif accompagné « Abscheulicher ! Wo eilst du hin ? » : « Monstre ! Où te hâtes-tu ? » Et air « Komm, Hoffnung » : « Viens, espoir »), chante sa foi et son espérance en l'amour fidèle et la juste Providence. Leonore obtient de Rocco le droit pour les prisonniers de respirer quelques instants à l'air libre. Ceux-ci paraissent progressivement (à l'exception de Florestan), entamant un chœur splendide, « O welche Lust » (« Quelle joie »), sommet du premier acte, par sa qualité musicale et par sa portée humaniste. Rocco annonce à Leonore que Florestan va être assassiné dans la journée. Pizarro, de retour, exprime sa fureur contre Rocco, qui a laissé sortir les prisonniers, puis demande à Rocco de creuser la tombe de Florestan. Les prisonniers regagnent leurs cachots (chœur « Leb wohl, du warmes Sonnenlicht » : « Adieu, chaude lumière du soleil »).

Acte II (Acte III dans la version de 1805). Le rideau s'ouvre sur le cachot où Florestan (ténor) est emprisonné. En une scène déchirante (récitatif « Gott ! Welch' Dunkel hier ! » : « Dieu ! Quelle obscurité ! » et airs « In des Lebens Frühlingstagen » : « Aux jours du printemps de la vie » puis « Und spür ich nicht linde, sanft säuselnde Luft ? » : « N'est-ce pas le murmure, la douceur d'une brise ? »), il évoque la figure tant aimée de Leonore, qui lui a permis de survivre à toutes ses souffrances. À proximité, Fidelio et Rocco creusent sa tombe (mélodrame « Wie kalt ist es » : « Quel froid » et duo entre Rocco et Leonore « Nur hurtig fort » : « Allons-y prestement »). Fidelio obtient de Rocco la permission d'apporter du vin et du pain à Florestan. Ce dernier remercie l'âme charitable (trio entre Florestan, Leonore et Rocco débutant par « Euch werde Lohn in bessern Welten » : « Soyez récompensés dans des mondes meilleurs » de Florestan). Pizzaro entre dans le cachot (« Er sterbe ! » : « Qu'il meure ! » de Pizarro instaure un quatuor entre celui-ci, Florestan, Leonore et Rocco) et, s'étant fait reconnaître de Florestan, brandit un poignard pour le frapper. À ce moment, Fidelio s'interpose, armé d'un pistolet, révèle son identité et menace de le tuer s'il ne recule pas. On entend alors une trompette annonçant l'arrivée de Don Fernando, qui signifie l'échec de Pizzaro, dont Fernando soupçonnait les crimes. Les époux chantent leurs retrouvailles en un duo éperdu (« O namenlose Freude ! » : « Ô joie indicible ! »).

Il est fréquent que l'ouverture Leonore no 3 soit jouée avant le second tableau de l'acte, qui constitue le finale de l'ouvrage. Cette tradition date de Gustav Mahler.

Dans la cour de la prison, Fernando (basse) ordonne la libération de tous les prisonniers et fait arrêter Pizzaro. L'opéra s'achève par le chœur des prisonniers et du peuple, « Heil sei dem Tag, Heil sei der Stunde » (« Que béni soit ce jour, que bénie soit cette heure »), auquel se joignent Florestan (« Wer ein solches Weib errungen » : « Que celui qui a conquis une telle femme ») et Leonore célébrant la puissance de l'amour juste.

De la comédie au drame

La forme de Fidelio est encore traditionnelle, avec ses airs, duos, trios, quatuors et ensembles avec chœur bien délimités. Inconfortablement placé entre le Singspiel mozartien, qu'il prolonge, et le grand opéra romantique, qu'il annonce, l'ouvrage évolue de la comédie, avec l'intrigue du premier acte entre Marzelline, Jaquino, Rocco et Fidelio, au drame politique dans le second acte, drame qui apparaît cependant comme une affaire de vengeance privée : la censure impériale veillait et Pizarro est finalement puni par un représentant de l'État. Le livret n'explicite pas les raisons pour lesquelles les prisonniers sont détenus, mais la musique de Beethoven affirme sans ambiguïté qu'il s'agit de motifs illégitimes.

Fidelio montre un compositeur qui a mis toute sa confiance dans la nature humaine, dans les valeurs de la fraternité et de l'amour conjugal, dans le triomphe du bien et du bon droit. Il peint des personnages presque archétypaux et baignant dans un symbolisme un rien manichéen d'ombre et de lumière et fait preuve d'un optimisme qui pourrait rapprocher l'œuvre du genre oratorio. Il n'en est rien, car le personnage poignant de Léonore – un des rares personnages féminins qui, dans l'histoire de l'opéra, soit non pas une victime mais le complet moteur de l'action – en fait un drame de chair, loin de tout statisme, de toute abstraction. Fidelio livre quelques-unes des plus belles pages de l'histoire de l'opéra allemand, avec, au premier chef, le chœur des prisonniers recouvrant la liberté, dont le message est encore si contemporain.

La Sonate n°17 Op. 31 n°2 en ré mineur

 La Tempête, 3ème mouvement : Allegretto

Sonate n°17 en ré mineur Opus 31 n°2 :

Même circonstance pour l'édition que la sonate précédente. Elle est probablement écrite avant la sonate n°16 (du moins esquissée). Elle reflète parfaitement l'état d'esprit du compositeur en cette période du testament d'Heiligenstadt en octobre 1802. D'après Czerny, le rondo final aurait été noté au début de l'été à Heiligenstadt, d'après le galop d'un cheval sous la fenêtre de Beethoven. Un autre jour, Schindler qui demandait la signification de cette sonate reçut comme réponse par le compositeur : " Lisez la tempête de Shakespeare!". Ce titre de "tempête" qu'on lui attribue souvent, ne s'est jamais vraiment imposé. Les trois mouvements sont :

Largo. Allegro à 4/4 en ré mineur; Adagio à 3/4 en si bémol majeur; Allegretto à 3/8 en ré mineur

     .

En mai 1802, sur les conseils de Johann Adam Schmidt, Beethoven se rend à Heiligenstadt afin de se reposer. Cette commune était alors distinct de celle de Vienne : environ une heure était nécessaire pour s'y rendre en calèche.

Déprimé, ne pouvant plus caché son infirmité grandissante, Beethoven écrit le 6 octobre 1802 un document qu'il garda ensuite précieusement, connu sous le nom de "Testament d'Heiligenstadt". Il y dévoile sa surdité et y exprime sa révolte. Une seconde partie du testament a été rédigée quelques jours plus tard, le 10 octobre 1802.

Il est à noter que par trois fois, le compositeur n'écrit pas le prénom de son deuxième frère, Johann.

Beethoven rédigera par la suite deux autres testaments : en 1824, puis peu avant sa mort, en 1827.

La Beethovenhaus de Heiligenstadt...


La Beethovenhaus à Heiligenstadt :
un lieu où Beethoven résida probablement,
mais en 1817...

   


Extrait du manuscrit des Trois Trios pour clavecin, violon et alto, 1785

Un extrait Vidéo                   Ouvrir le lien Hypertexte

Un autre extrait Vidéo          Georges Pludermacher

Enregistrement :   DVD.10.K.


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