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| Réalisateur |
Jacques BECKER |
| Année |
1944 |
| Nationalité |
|
| Genre |
Drame |
| Durée |
1H35 |
| Acteurs principaux |
Christiane BARRY, Jean CHEVRIER, Gabrielle DORZIAT, Jeanne FUSIER-GIR, Françoise LUGAGNE, Rosine LUGUET, Jane MARKEN, Micheline PRESLE, Raymond ROULEAU |
Noir et Blanc.
A Paris, en 1944. Les fantasmes d'un grand couturier égocentrique pris au piège de l'amour.
Un couturier célèbre, séducteur sans attaches, fait soudain la connaissance de la femme d'un ami.
Tourné pendant l'Occupation, ce troisième film de Jacques Becker évoque habilement le monde de la mode et de la vie d'un atelier, tout en suivant l'autodestruction d'un grand couturier frivole.
Les Acteurs :
| Raymond Rouleau (Philippe Clarence) |
Micheline Presle (Micheline Lafaurie) |
| Jean Chevrier (Daniel Rousseau) |
Jeanne Fusier-Gir (Paulette) |
| Gabrielle Dorziat (Solange) |
Christiane Barry (Lucienne) |
| Françoise Lugagne (Anne-Marie) |
Jane Marken (Mme Lesurque) |
| Rosine Luguet (Rosette Lesurque) |
Marcelle Hainia (Mme Henriette) |
| Roger Vincent (Roland) |
Marc Doelnitz (Le cousin Lesurque) |
| Paul Lhuis (Le comptable) |
Paul Barge (Le concierge) |
| Nicolas Amato (Antoine) |
François Joux (L'ami de Lucienne) |
Falbalas est le troisième film de Becker, l'un des moins connus aussi. Mais pas le moins intéressant. Le cinéaste a presque 40 ans quand il entreprend le tournage de cette œuvre personnelle, inspirée par le souvenir de sa mère, qui travaillait dans une maison de couture. On retrouve déjà ce goût particulier pour le réalisme et l'observation sociale, qui sous-tend très souvent ses films. Ici, le monde artificiel et frivole de la haute couture contraste avec la tragédie âpre d'une romance passionnelle qui porte en germe sa propre disparition. Micheline Presle incarne Micheline, la jeune femme aimée. En 1942, elle était alors une jeune comédienne très courtisée, ayant fait ses classes trois ans plus tôt chez Pabst (Jeunes filles en détresse) avant de triompher dans Paradis perdu d'Abel Gance. Raymond Rouleau (Philippe Clarence, le couturier amoureux) incarnait alors à la chaîne les séducteurs désinvoltes portant sur le monde un regard ironique. Sa singulière composition dans Falbalas n'en est que plus émouvante. Et la fin, impériale, presque bunuelienne (on pense, dans le registre de la frustration amoureuse à La vie criminelle d'Archibald de la Cruz) marque tous les esprits.
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