Cigalon - Un Film de Marcel Pagnol - 1935 - Avec Marguerite Chabert




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Titre du Film:    Cigalon

Réalisateur

Marcel PAGNOL

Année

1935

Nationalité

Français   Extrait vidéo du film

Genre

Comédie

Durée

1H13

Acteurs principaux

ARNAUDY, Marguerite CHABERT, Henri POUPON, Alida ROUFFE

 

L'histoire

Mme Toffi, ancienne blanchisseuse, ouvre un restaurant juste à côté de celui de Cigalon. Celui-ci, qui refusait jusque-là de servir ses clients, est piqué au vif et joue brusquement la carte d'un service de grande classe.

Aimable galéjade que la critique de l'époque enterra vive, mais que Pagnol comptait, paraît-il, parmi ces films favoris.

Résumé

Le restaurateur d'un petit village refuse de servir. Lorsqu'une ancienne blanchisseuse ouvre un restaurant, il traite royalement un client... qui ne pourra pas payer.

Les Acteurs

Arnaudy

Henri Poupon

Mme Chabert

Alida Rouffe

Léon Brouzet

 

NOIR ET BLANC.

Marcel PAGNOL

(1895 - 1974)

Représentant un cas tout à fait particulier dans le panorama littéraire du XXe siècle, Marcel Pagnol est d'abord le prototype de l'auteur dramatique moderne, auquel le Cinématographe a donné un nouveau moyen d'expression : ses œuvres ont ainsi connu un retentissement très vaste et très rapide, que le seul exercice du théâtre ne lui aurait pas offert. Il fait ensuite partie de ces artistes dont le sens aigu des affaires leur a permis de se libérer de la tutelle des industriels et des financiers. Devenu très vite son propre producteur de films (et, beaucoup plus tard, son propre éditeur), Marcel Pagnol a pu réaliser une œuvre Cinématographique personnelle en toute liberté.

Cet aspect de son personnage l'a souvent desservi. Propriétaire de studios de prises de vues à Marseille, puis d'une maison d'édition à Monaco, Marcel Pagnol s'est vu dédaigné par une critique chagrine qui n'admet pas qu'un artiste puisse s'intéresser au destin économique de son œuvre, et pour qui l'homme d'affaires oblitère fatalement le poète.

Les années 1960 devaient pourtant faire apparaître, dans le domaine du Cinéma tout au moins, Marcel Pagnol comme un novateur : nombreux sont aujourd'hui les cinéastes qui participent à la production de leurs œuvres, quand ils ne l'assurent pas entièrement. Mais ne nous y trompons pas : quelles que soient les raisons de sa réussite sociale, Marcel Pagnol reste, avant tout, un écrivain et un auteur dramatique de premier plan.

Marcel Pagnol est né à Aubagne le 28 février 1895, fils de Joseph, un jeune instituteur, et d'Augustine, jolie couturière, dont les silhouettes hanteront toute son œuvre pour devenir les personnages principaux de ses fameux Souvenirs d'enfance.

Le père de Joseph, André, avait choisi le métier de tailleur de pierre. Installé à Marseille, il a été reconnu par ses pairs comme le premier compagnon tailleur de pierre des Bouches du Rhône.

Augustine était la fille d'un mécanicien de machines à vapeur, Guillaume Lansot, que son tour de France de compagnon avait fait passer à Marseille et qui avait décidé de s'y fixer.

À la rentrée scolaire 1897 - le petit Marcel est alors âgé de deux ans et demi - la famille Pagnol quitte Aubagne pour Saint-Loup, un faubourg à mi-chemin de Marseille, où Joseph vient d'être muté sur sa demande. Il y exercera pendant cinq ans. C'est là que Marcel entamera sa scolarité primaire après avoir su lire sans avoir jamais appris, pour ainsi dire. Rien qu'en assistant aux séances de lecture dans la classe de son père, à qui la maman le confiait quand elle allait faire son marché. 1898 naissance de son frère Paul.

En octobre 1900, Joseph Pagnol est nommé à l'école des Chartreux, en plein Marseille. Germaine Pagnol naît en 1902 ce qui oblige la famille à déménager une nouvelle fois pour s'installer rue Terrusse, dans une petite maison avec jardin. En1904 les Pagnol découvrent le hameau de La Treille (Bastide Neuve). Joseph et Augustine décident qu'à chaque veille de vacances ou de congé, et même de fin de semaine, ils partiront désormais faire de mémorables expéditions familiales à destination de la Bastide Neuve. Par la suite la famille Pagnol abandonnera la Bastide Neuve, mais elle ne cessera jamais de fréquenter le hameau de La Treille, et Marcel Pagnol lui restera fidèle toute sa vie. L'année 1909 voit naître le petit dernier, René.

Malheureusement, l'année suivante, à la suite d'un froid, la jeune et adorable maman, Augustine, sera terrassée par une congestion pulmonaire, à l'âge de trente-sept ans.

De 1905 à 1913, Marcel fréquente le lycée Thiers en qualité de demi-pensionnaire. Il partait chaque matin à sept heure et ne rentrait que le soir, à sept heures. Il n'était pour ainsi dire jamais à la maison, car il se retrouvait le plus souvent "collé" le jeudi et le dimanche. Mais uniquement pour des motifs d'espièglerie, car son palmarès était toujours élogieux: très souvent premier en grec, latin, français, et bien classé en anglais.

Très doué, il écrit des pièces de théâtre ou des poèmes pour la revue Massilia. Toujours en 1913, Il obtient le baccalauréat de philosophie (mention assez bien). Puis il entre à la faculté des lettres d'Aix en Provence et fonde la revue Fantasio, qui deviendra Les cahiers du sud, dans laquelle il publie son premier roman Pirouettes. Il est mobilisé à Nice puis réformé en janvier 1914. En 1915, licencié d'anglais à Montpellier, il est nommé professeur au collège de Tarascon, puis en 1917, au collège de Pamiers. Il revient à Aix comme répétiteur en 1918. Il occupe le même poste au lycée Saint-Charles de Marseille en 1920 et se met à écrire des tragédies et traduit Les Bucoliques et Hamlet.

A l'âge de 21 ans il se marie avec Simone Collin puis rejoint le lycée Condorcet à Paris en 1922. A ses heures perdues, il s'essaye à la poésie et, à l'occasion d'une rencontre avec Orane Demazis en 1923, se met à écrire pour le théâtre.

L'année 1924 voit à la fois les premières tentatives de Marcel Pagnol comme auteur dramatique et ses débuts dans la vie parisienne. Ses deux premières pièces représentées, Les Marchands de gloire  (1925), âpre satire de ceux qui exploitent la mémoire des soldats morts au champ d'honneur, écrite avec P Nivoix, et phaeton rebaptisé Jazz  (1926), histoire poétique d'un universitaire qui a raté sa vocation pour le bonheur, reflètent une certaine mode " mélo " et ne laissent pas prévoir la prochaine éclosion d'un nouveau talent. Deux ans plus tard, c'est un gain au casino de Monté-Carlo (un semestre de salaire à Condorcet) qui lui fait abandonner la carrière d'universitaire. Désormais professeur en congé pour cause de littérature, il consacrera sa vie au théâtre puis très vite au Cinéma. D'abord Topaze, au théâtre des variétés, qui avait encore pour cadre le milieu enseignant et, comme les précédentes, elle pêchait par son aspect de démonstration morale ("l'argent mène le monde" était l'objet de cette déploration), consacra un type, la figure du petit professeur méprisé et ridicule, et connaît un véritable triomphe, bientôt dépassé par celui de Marius (1929), premier volet de la trilogie, au théâtre de Paris avec Raimu dans le rôle de César.

Un qui fut passablement surpris de ce double triomphe, ce fut le père, Joseph Pagnol, fraîchement retraité de l'enseignement. "Mais où est-il allé chercher tout cela? Il n'a jamais fait de politique dans sa vie!" s'est-il écrié au lendemain de "Topaze". Et quelques mois plus tard, après le succès de "Marius": "Mais comment a-t-il fait? Il n'a jamais mis les pieds dans un bar ni pratiquement bu une goutte d'alcool!"

En 1931, il écrit le scénario et les dialogues de son premier film, tiré de Marius, et réalisé par Korda.

Il fait de même pour le second volet de la trilogie avec Fanny pièce de théâtre publiée en 1932, dont Marc Allégret réalise le film ; mais dirige lui-même le tournage de César, dernier volet, écrit d'emblée pour le Cinéma en 1936 (et pour une vieille dame qui voulait absolument savoir la fin de l'histoire avant de mourir, du moins le prétendit malicieusement Pagnol), et dont il fera par la suite une pièce.

Si l'intrigue de cette trilogie se construit autour de l'aventure amoureuse entre Fanny et Marius et autour des bouleversements qu'elle engendre, c'est pourtant la ville de Marseille, idéalisée comme un port exotique, qui est le principal sujet de cette trilogie : le port, les cafés, les bruits y sont évoqués avec une force visionnaire. À tel point que les personnages principaux, incarnés de façon inoubliable à l'écran par Raimu, Pierre Fresnay et Orane Demazis, ne semblent être que les porte-parole de la cité. Marcel Pagnol devait longuement exploiter l'exotisme provençal qui contribua à la réussite de ces pièces.

Pagnol, qui adapta lui-même ses pièces au Cinéma et les réalisa, voyait s'ouvrir de nouvelles perspectives avec ce passage de la scène au grand écran, notamment dans le traitement du temps et de l'espace : "L'art dramatique a trouvé aujourd'hui un moyen d'expression qui englobe tous les autres et qui donne au dramaturge la plus entière liberté."

Il a une liaison avec Kitty Murphy, qui lui donne un fils, Jacques. Il quitte Paris pour Marseille en 1932, où il monte ses propres studios. Il achète, en territoire d'Aubagne, 24 hectares de terres et de garrigues, avec l'intention d'y édifier une cité du Cinéma, une sorte de "Hollywood provençal", pour y tourner ses films en plein air. Jeoffroi (1934) , tiré d'une nouvelle de Giono ou Merlusse et Cigalon (1935). Il fonde Les Cahiers du film en 1935 pour défendre ses théories sur le septième art.

En 1933, il fonde Les Auteurs Associés ; naissance de Jean-Pierre, fils de Marcel Pagnol et d'Orane Demazis. Yvonne Pouperon sera la mère de son troisième enfant, Francine, en 1935.

Admirateur et ami de Jean Giono, il tourne Angèle  (1934, d'après Un de Baumugnes ) et Regain  (1937). Puis, sur des scénarios de sa façon, Le Schpountz (1937), La Femme du boulanger  (1938) et La Fille du puisatier  (1940) dans son Hollywood.

Avec ces œuvres, Pagnol introduisait le régionalisme à l'écran : il s'attachait à montrer sous leur plus belle lumière les paysages de Provence et surtout, dès l'avènement du parlant, à faire entendre l'accent méridional.

En 1941, Marcel divorce d'avec Simone. 1942 voit la vente de ses studios à la Gaumont. En 1944, Pagnol est élu président de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. La même année, il rencontre Jacqueline Bouvier, qu'il épouse un an plus tard. Frédéric, quatrième enfant, naît en 1946. Marcel Pagnol est élu à l'Académie Française la même année.

En 1951 naît le deuxième enfant du couple, Estelle, qui décédera trois ans plus tard. 1951 est aussi l'année de la mort de Joseph Pagnol.

Par la suite, il tourna Naïs (1945) d'après Zola, écrivit les dialogues du Rosier de Madame Husson d'après Maupassant et, en 1954, donna, avec Trois Lettres de mon moulin, une adaptation de trois nouvelles extraites du chef-d'œuvre d'Alphonse Daudet.

Après deux retours au théâtre avec Judas (1955) et Fabien (1956), et après avoir consacré un dernier ouvrage au Masque de fer (le Masque de fer, 1965), Marcel Pagnol se consacra essentiellement à l'édition de ses Souvenirs d'enfances qu'il commença à publier en 1957 : la Gloire de mon père (1957), le Château de ma mère (1958), le Temps des secrets (1960), le Temps des amours (posthume, 1977). Il publie L'Eau des collines : Jean de Florette et Manon des Sources (1962),à partir du film du même nom Manon des Sources puis se consacre à la télévision en signant plusieurs adaptations.

Il supervisa également l'édition de ses œuvres complètes en six volumes (1964-1973).

Marcel Pagnol s'éteint square de l'avenue-du-Bois, à Paris, le 18 avril 1974.

Depuis, il repose à son tour, aux côtés de deux êtres qu'il a particulièrement chéris: sa maman, la douce Augustine, et sa petite Estelle prématurément enlevée à son affection et à celle de sa femme.

Sa tombe au cimetière de La Treille, est une simple dalle de pierre de Cassis, tournée vers les collines enchanteresses. Elle porte ces mots, ciselés en relief par un graveur aubagnais:

***

Marcel PAGNOL

1895-1974

ET LES SIENS

Et cette épitaphe empruntée à Virgile:

"FONTES, AMICOS, UXOREM DILEXIT"

("Il a aimé les sources, ses amis, sa femme")

Auteur comblé, il reçut tous les honneurs de son vivant : l'argent et la gloire, des ventes importantes et l'élection à l'Académie française. Reconnu par des réalisateurs de l'importance de De Sica et Rossellini comme le père du néoréalisme italien, puis redécouvert par la Nouvelle Vague au même titre que Renoir ou Hitchcock (dans un numéro fameux des Cahiers du Cinéma de décembre 1965), Marcel Pagnol reste surtout connu aujourd'hui pour ses adaptations Cinématographiques et pour sa série célèbre des Souvenirs d'enfances.

LA PRODUCTION


Producteur : Les Films Marcel Pagnol.
Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol.
Images : Albert Assouad.
Son : Jean Lecocq.
Montage : Suzanne de Troye.
Musique : Vincent Scotto.
Studios : Marcel Pagnol à Marseille.
Première présentation publique : Paris, 11 décembre 1935
(en seconde partie de Merlusse).
Durée : 1 h 13

LES INTERPRETES


Arnaudy (Cigalon), Henri Poupon (le client),
Madame Chabert (Madame Toffy), Jean Castan (son neveu, Virgile), Alida Rouffe (Sidonie), André Pollack (le brigadier),
Charles Blavette (un gendarme) , John Dubrou (le petit).

L'HISTOIRE


Cigalon, un grand chef, refuse de faire la cuisine pour des clients
qu'il juge indignes de son talent, jusqu'au jour où…

Marcel Pagnol, mécontent de la première version de "CIGALON"
tournée quelques mois auparavant, entreprend une nouvelle production dans le cadre radieux de La Treille, avec Arnaudy
dans le rôle titre.

En décembre 1935, il présente au public deux moyens métrages : l'émouvant "MERLUSSE" et la seconde version de "CIGALON",
fantaisie boufonne. "Cigalon est lié à mes meilleurs souvenirs
de Cinéma. Il me fait rire aux larmes. Pendant les projections
du montage, presque tout le personnel de nos laboratoires arrêtait ses travaux pour y assister et riait de bon cœur.
Nous étions donc sûrs que le public nous réserverait
un véritable triomphe".
Marcel Pagnol.

Anecdotes

La même année, Marcel Pagnol avait réalisé une première version de l'histoire avec des comédiens différents. Mécontent du résultat, il recommença tout le travail.

Compositeur :   Vincent Scotto

Directeur de la photographie :      Albert Assouad

Monteurs :    Suzanne de Troeye   Jeannette Ginestet


Vincent Scotto

Marcel Pagnol

Un extrait Vidéo             Ouvrir le lien Hypertexte

Enregistrement :    DVD.13.X.


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