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Titre du Film: Bons baisers… à lundi
| Réalisateur |
Michel AUDIARD |
| Année |
1974 |
| Nationalité |
|
| Genre |
Comédie |
| Durée |
1H35 |
| Acteurs principaux |
Bernard BLIER, Michel BOUQUET, Evelyne BUYLE, Jean CARMET, Mario DAVID, Julien GUIOMAR, Maria PACOME |
Les acteurs :
Strong |
Bernard Blier |
Henri-Pierre |
Jean Carmet |
Myrette |
Maria Pacôme |
Zaza |
Evelyne Buyle |
Nez d'Boeuf |
Michel Bouquet |
Poudevigne |
Julien Guiomar |
Luis |
Roland Giraud |
L'automobiliste |
André Pousse |
Scénariste |
Michel Audiard |
Production |
Les Films Montfort , FranceLes Films la Boétie , France |
Compositeur |
Gérard Calvi |

| Réalisateur |
Michel Audiard |
| Acteur |
Jean Carmet (Henri-Pierre), Bernard Blier (Frankie Strong), Jean-Jacques Moreau (Bob), Jacques Canselier (Dimitri), Betty Mars (Esmeralda), Maria Pacôme (Myrette), Evelyne Buyle (Zaza), Michel Bouquet (Nez d'Boeuf) |
| Scénario |
Michel Audiard, Pierre Lusson |
| Dialogue |
Michel Audiard |
| Musique |
Gérard Calvi |
| Frankie Strong, dit «Le Lion», compte parmi les plus célèbres impresarios de la place parisienne. Pour promouvoir une nouvelle chanteuse, Esméralda, il organise chez lui une somptueuse soirée qui réunit le gratin parisien. Henri-Pierre, Bob et Dimitri, trois petits braqueurs, s'introduisent dans l'appartement de Frankie avec l'intention de dévaliser les invités. A leur grand étonnement, ils constatent que leurs victimes n'ont que des cartes de crédit sur elles. Ils doivent se contenter d'un chèque, qu'Henri-Pierre présente à la banque la plus proche. Mais nous sommes vendredi soir, et les banques sont fermées jusqu'au lundi. Les trois truands décident donc de garder leurs otages avant de pouvoir toucher leur chèque... |
Audiard, Michel
(1920-1985), a exercé plusieurs
métiers (coureur cycliste, opticien, tireur à l'arc, journaliste...) avant de
travailler pour le septième art. Il a occupé la position enviable et unique
de dialoguiste-star du Cinéma français. Il a su créer un style inimitable, reconnaissable
entre tous, la «griffe Audiard », qui, à l'instar de celle d'Henri Jeanson,
est toujours une référence.
Ses dialogues, taillés sur mesure pour leurs interprètes, prennent tout leur
sel dans la bouche de Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Annie Girardot,
Mireille Darc, Louis de Funès, Bernard Blier, Charles Aznavour ou Michel Serrault,
pour ne citer qu'eux. Les textes abondent en bons mots et épousent le langage
gouailleur et argotique de la rue ou des bistrots de Paris. Le succès d'Audiard
repose sur une règle d'or : écouter les gens, parce que «le dialogue est une
espèce de vérité des mots à l'intérieur d'une situation ».
Fils spirituel de Céline et de Marcel Aymé, conservateur souvent qualifié d'anarchiste
de droite, pessimiste sur la nature humaine, Michel Audiard a dialogué quelque
cent vingt films, de 1949 (Mission à Tanger d'André Hunebelle ) à 1985 (la Cage
aux folles III, de Georges Lautner et On ne meurt que deux fois, de Jacques
Deray ).
Il a écrit pour plusieurs générations de cinéastes, notamment Gilles Grangier
(onze films entre 1954 et 1962, dont les Vieux de la vieille, Le cave se rebiffe
et le Gentleman d'Epsom ), Henri Verneuil (Un singe en hiver, 1962 ; Mélodie
en sous -sol et 100 000 Dollars au soleil, 1963 …), Denys de La Patellière (dont
Un taxi pour Tobrouk, 1961 ), Georges Lautner (quatorze titres, dont les savoureux
Tontons flingueurs, 1963, les Barbouzes et la Grande Sauterelle, 1965 ), Philippe
de Broca (Tendre Poulet, 1978 ) ou Claude Miller (le remarquable huis-clos de
Garde à vue, 1981 ).
Michel Audiard a lui -même réalisé neuf films, des comédies populaires, légères,
voire vulgaires, dont les titres parlent d'eux -mêmes : Faut pas prendre les
enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages (1968 ), Une veuve en or (1969
), Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais … elle cause, le Cri
du cormoran le soir au -dessus des jonques (1970 ), Le drapeau noir flotte sur
la marmite (1971 ), Elle cause plus … elle flingue (1972 ), Comment réussir
dans la vie quand on est con et pleurnichard (1973 ) et Bons Baisers à lundi
(1974 ).
A la guerre, on devrait toujours tuer les gens avant de les connaître.
A partir de novembre, pour les clochards, il n'y a plus que deux solutions: la Côte d'Azur ou la prison.
C'est avec les bonnes bourgeoises qu'on fait les meilleures grues.
C'est le sort des familles désunies de se rencontrer uniquement aux enterrements.
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule.
Conduire dans Paris, c'est une question de vocabulaire.
Dans la flatterie, aucune précaution à prendre, aucune limite à respecter. On ne va jamais trop loin.
Dans la vie on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon.
Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y'a des statistiques là-dessus.
Entre truands, les bénéfices ça se partage, la réclusion, ça s'additionne.
Faut pas parler aux cons, ça les instruit.
Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.
Il faut user un grand nombre de femmes bêtes pour oublier une femme intelligente!
Il serait normal que les assassins signalent les crimes. Après tout, ils sont les premiers informés.
Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant.
Je me suis rendu compte que j'avais pris de l'âge le jour ou j'ai constaté que je passais plus de temps à bavarder avec les pharmaciens qu'avec les patrons de bistrot.
Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C'est dire si dans ma vie j'ai entendu des conneries.
L'alcool ne procure pas la gaieté mais la cirrhose.
L'avarice est le pire défaut qui existe, si on compte ses sous, on compte aussi ses sentiments.
L'idéal quand on veut être admiré, c'est d'être mort.
L'été: les vieux cons sont à Deauville, les putes à Saint-Tropez et les autres sont en voiture un peu partout.
La démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres.
La fréquentation des salons m'a appris une chose: à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce
Les femmes ne prennent pas d'amants pour courir les garçonnières mais pour décorer leurs salons.
Les producteurs de films ont tous des Rolls-Royce parce que, dans le métro, il faut payer comptant.
Les traditions? C'est comme ça qu'on appelle les manies dès qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.
Pendant douze ans on a fait chambre commune mais rêve à part.
Pourquoi certains n'auraient pas tout? Il y en a qui n'ont rien. Ca fait l'équilibre.
Si t'as pas de grand-père banquier, veux-tu me dire à quoi ça sert d'être juif?
Votez à droite c'est soit pour préserver la société soit pour écraser l'ouvrier.
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