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Zéro de conduite

Un extrait vidéo

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Zéro de conduite

Zéro de conduite est un film français de Jean Vigo, sorti en 1933.

Fiche technique

Titre : Zéro de conduite 
Réalisation : Jean Vigo 
Scénario : Jean Vigo 
Opérateur : Boris Kaufman 
Musique : Maurice Jaubert 
Durée : 47 min 
Format : Noir et Blanc 
Pays d'origine : France 
Date de sortie : 
 France : 7 avril 1933 

Distribution

Jean Dasté : le surveillant Huguet 
Robert Le Flon : le surveillant Parrain, dit Pète-sec 
Delphin : le principal 
Du Verron "Blanchar" : le surveillant-général, dit Bec-de-gaz 
Louis Lefebvre : l'élève Caussat 
Léon Larive : le professeur de chimie 
Gilbert Pruchon : l'élève Colin 
Emile : Madame Colin, dite Mère Haricot 
Gérard de Bédarieux : l'élève Tabard 
Louis de Gonzague-Frick : Frick, le préfet 
Constantin Goldstein-Kehler : l'élève Bruel 
Henri Storck : le curé 
Michèle Fayard : la fille du gardien 
Félix Labisse : le premier pompier 
Albert Riéra : un veilleur de nuit 
Georges Patin : le deuxième pompier 
Raphaël Diligent : le troisième pompier 
Georges Vakalo : le quatrième pompier 
Louis Berger : Le correspondant
Georges Berger : le gardien 
Natale Bencini : un acrobate 
Leonello Bencini : un acrobate 
Georges Belmer : un enfant 
Emile Boulez : un enfant 
Maurice Cariel : un enfant 
Jean-Pierre Dumesnil : un enfant 
Igor Goldfarb : un enfant 
Lucien Lincks : un enfant 
Charles Michiels : un enfant 
Roger Porte : un enfant 
Jacques Poulin : un enfant 
Pierre Regnoux : un enfant 
Ali Ronchy : un enfant 
Georges Rougette : un enfant 
André Thille : un enfant 
Pierre Tridon : un enfant 
Paul Vilhem : un enfant 

Synopsis

La vie dans un collège, avec ses chahuts et ses… collégiens
turbulents.

Résumé

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
Les vacances se terminent et il est temps pour quelques
garçons de revenir au collège, un lieu sans joie où les
professeurs, des adultes obtus, leur infligent des punitions
sévères et les privent de liberté et de créativité. Quatre
d'entre eux, punis avec un « zéro » de conduite, décident
de se rebeller, avec la complicité d'un nouveau
surveillant, Huguet (Jean Dasté), plus proche de la
mentalité des jeunes que de celle, rigide, des autres adultes.

C'est ainsi que se déchaîne une bataille le jour de la fête du
collège, les adultes ont le dessous et les garçons peuvent courir
sur les toits, enfin libres.

Le début du récit de Vigo souligne l'insouciance joyeuse de
l'enfance : le train qui ramène deux garçons à l'école après
les vacances est le théâtre de leurs farces. À la gare se profile
la sévérité du collège qui accueille les garçons alignés en file
par deux, mais également la figure extravagante du nouveau
surveillant, Huguet. Le dortoir nous montre au premier plan les
figures de trois plus jeunes des protagonistes
(Caussat, Colin et Briel) soumis aux punitions du « censeur ». C'est
lors de la récréation que commence le complot des trois, apparemment
protégés par l'adulte Huguet, lequel, après avoir imité le célèbre
Charlot, se montrera même capable de faire le poirier sur le bureau
au milieu des garçons enthousiastes, ce à quoi met fin l'entrée de
l'autre surveillant ; celui-ci, dont la façon n'est pas du tout la
même, punira plus tard les garçons avec l'habituel zéro de conduite
et l'interdiction de sortir le dimanche. La présentation du directeur
du collège est un des instants les plus amusants du film ; il arrive
alors que les garçons sont sur le point de sortir en compagnie du jeune
maître qui, les ayant laissés seuls, se promène l'air distrait et fait
la cour à une dame. Un autre personnage grotesque dans le corps
enseignant est « Cornacchia », surpris à voler aux garçons leurs
desserts et puni par eux-mêmes qui se servent de colle. La nourriture 
du collège déchaîne une réaction désordonnée et railleuse. Les
attentions équivoques du professeur de sciences provoquent une
violente réaction verbale
(« Y a la merde », anagramme du pseudonyme du père de Vigo) de
l'autre tout jeune protagoniste (Tabart), présenté depuis la scène
de la gare avec des traits délicats et efféminés, et qui ainsi est
définitivement accepté par les trois rebelles. L'action touche à son
sommet : à l'occasion de la fête de l'école les quatre garçons
organisent une révolte, au cours de laquelle des mannequins et des
exhibitions dignes d'un cirque soulignent de façon expressive
l'impasse d'un pouvoir définitivement mis au pilori, et les enfants
s'enfuient sur les toits, vers les cieux sereins garants d'une
nouvelle liberté.

Autour du film

Jean Vigo s'est inspiré de ses propres souvenirs personnels pour
éblouir notre regard d'inventions visuelles. Le film a été interdit
de projection pendant douze ans, jusqu'en 1945.

Censure

Ce film a été tourné en 1932 par Jean Vigo dans le collège de
Saint-Cloud où il passa lui même une partie de sa scolarité.
L'institution scolaire y apparaît répressive et fermée.
Le film est jugé "antifrançais" et, sous la pression des Pères de
famille organisés, il n'obtient son visa d'exploitation
qu'en 1945, après la Libération.

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Enregistrement :     DVD.35.T.


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