Que
la fête commence
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Que la fête commence
Titre International : Let joy reign supreme
Que la fête commence est un film historique
français réalisé par Bertrand Tavernier, sorti
en 1975, à partir de l'histoire vraie de la
conspiration de Pontcallec au XVIIIe siècle
Fiche technique :
Titre : Que la fête commence
Réalisation : Bertrand Tavernier
Scénario : Jean Aurenche et Bertrand Tavernier
Production : Michelle de Broca et Yves Robert
Musique : Antoine Duhamel
Photographie : Pierre-William Glenn
Montage : Armand Psenny
Décors : Pierre Guffroy
Pays d'origine : France
Format : Couleurs - 1,85:1 - Mono - 35 mm
Genre : Comédie dramatique
Durée : 114 minutes
Date de sortie : 23 mars 1975 (France)
Synopsis :
En France, pendant le premier quart XVIIIe siècle : le
roi Louis XV (arrière petit fils et successeur de Louis XIV)
étant mineur, la régence est assurée par son grand-oncle, le
duc d'Orléans. En Bretagne, le marquis de Pontcallec fomente
un un complot destiné à renverser le duc au profit du roi
Philippe V d'Espagne, petit fils de Louis XIV et oncle du
jeune souverain. Il espère ainsi redonner son indépendance
à la Bretagne - en la libérant de ses devoirs de vassalité
envers le pouvoir parisien - et y proclamer la république.
L'abbé Dubois, premier ministre complaisant du régent et
manipulateur ambitieux, se charge de mettre fin à la
conspiration tout en l'utilisant pour assouvir ses propres
ambitions.
Distribution :
Philippe Noiret : Philippe d'Orléans
Régent pour son petit-neveu Louis XV.
Jean Rochefort : L'abbé Dubois
Jean-Pierre Marielle : Le marquis de Pontcallec
Marina Vlady : Madame de Parabère
Christine Pascal : Émilie
Alfred Adam : François de Neufville, duc de Villeroy
Jean-Roger Caussimon : Le cardinal
Gérard Desarthe : Le duc de Bourbon
Michel Beaune : Le capitaine La Griollais
Monique Chaumette : La gouvernante de Pontcallec
François Dyrek : Montlouis
Jean-Paul Farré : Le père Burdo
Nicole Garcia : La Fillon
Raymond Girard : Chirac
Jacques Hilling : L'abbé Gratellard
Bernard La Jarrige : Amaury de Lambilly
Monique Lejeune : Mme de Sabran
Georges Riquier : Brunet d'Ivry
Brigitte Roüan : la prostituée
Andrée Tainsy : la religieuse
Jean Amos : l'officier de police
Roland Amstutz : le cocher du Régent
Gilbert Bahon : le cocher du fiacre
Bruno Balp : le valet Leblanc
Michel Berto : l'aumonier du petit Louis XV
Richard Bigotini : le voisin de l'auberge
Michel Blanc : le valet de chambre de Louis XV
Stéphane Bouy : Nocé
Liza Braconnier : la servante de Louis XV
Agnès Château : la paysanne de l'accident
Philippe Chauveau : le témoin de l'auberge
Christian Clavier : le valet de l'auberge
Daniel Duval : le mirebalai
Yves Elliot : le paysan breton
Pierre Forget : le jésuite "iroquois"
Claude Furlan : l'ouvrier de l'auberge
Guy Gerbaud : le moine de la prison de Nantes
Gilles Guillot : le diacre de l'hospice
Maurice Jacquemont : le prêtre qui initie Dubois
Yvon Lec : le curé de la procession
Jacques Lelut : le premier bandouilier
Bernadette Le Saché : Hélène de Lambilly
Thierry Lhermitte : le comte de Horn
Eric Lorvoire : un complice de Horn
Bertrand Migeat : le second bandoulier
Pierre Moncorbier : l'abbé Fleury
René Morard : le colporteur
Jean-Jacques Moreau : un paysan
Jacqueline Parent : Séverine, la filleule du Régent
Gérard Pichon : le boulanger
Bernard Pierrot : le chef musicien
Jean-Paul Poirer : le dormeur
Jacky Pratoussy : un laquais (crédité Jacques Pratoussi)
Colette Proust : la voyante
Patrick Raynal : un laquais
Blanche Rayne : l'épouse de Pontallec
Jean Rougerie : Talhoüet
Marie-Jo Simenon : la novice
Anthony Stuart : l'ambassadeur Stairs
Marcel Dalio : le noble suffocant au repas (non crédité)
Gérard Jugnot : l'homme à pied (non crédité)
Commentaires :
Dans une atmosphère d'arrogance et de libertinage, des
interprètes admirables servis par des dialogues d'esprit
dans des scènes jubilatoires. Au milieu de la crise des
finances publiques, un ministre "à la
Iznogoud" (l'abbé puis cardinal Dubois) obtient du pouvoir
patelin la tête du marquis de Pontcallec. C'est sans
illusion que Philippe d'Orléans, débauché mais fin
politique, laisse faire son ministre et complice.
Contée par l'homme de cour et mémorialiste
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, c'est une chronique
tragi-comique particulièrement hostile à l'institution telle
qu'elle a évolué sous le règne de Louis XIV, et ennemi
acharné de Philippe d'Orléans, époux d'une bâtarde royale.
Lors de sa sortie, en mars 1975, beaucoup reconnurent dans
le personnage incarné par Philipe Noiret, le nouveau
président Valéry Giscard d’Estaing - descendant de
Louis XV - un dirigeant moderne à l'époque comparée à
ses prédécesseurs. L’action réformatrice de son
gouvernement (loi sur l’avortement, majorité à dix-huit
ans, position pro-européenne) étant elle aussi contrariée
par les intérêts de ses alliés gaullistes représentés à
l’époque par son premier ministre et ennemi intime, Jacques
Chirac. Son nom est d’ailleurs utilisé dans le film pour un
des personnages secondaires, le chirurgien du
Régent, personnage ayant réellement existé et ancêtre du
futur président de la république.
Autour du film :
À noter, les apparitions de Gérard Jugnot (un homme à pied), Thierry
Lhermitte (le comte de Horn), Christian Clavier
(le valet de l'auberge) et Michel Blanc (le valet de chambre
de Louis XV).
A noter : le tournage a eu lieu du 16 septembre au 9 novembre 1974.
Lieux : Morbihan, Monts d'Arrée (Mont-Saint-Michel de Brasparts)
Château de Tonquédec (Côtes-d'Armor).
Certaines musiques du film sont tirées des œuvres du vrai
Phillippe D'Orléans, compositeur et artiste à son temps perdu.
Récompenses :
1975 : Prix Méliès.
1976 : César du meilleur acteur dans un second rôle à Jean Rochefort
1976 : César du meilleur scénario original ou adaptation à
Bertrand Tavernier et Jean Aurenche
1976 : César du meilleur réalisateur à Bertrand Tavernier
1976 : César du meilleur décor à Pierre Guffroy