Le
Récif de corail
LE RECIF DE CORAIL
Le Récif de Corail est un film de Maurice Gleize
réalisé en 1938.
Avec : Réalisateur(s) : Maurice Gleize
Acteur(s) : Jean Gabin, Michèle Morgan
Pierre Renoir.
Aventure - FRANCE 1938 - 90'
Pays : France, Allemagne
Fiche technique :
Réalisation: Maurice Gleize
Scénario: D'après le roman de Jean Martet
éditions "Albin Michel"
Adaptation, Dialogue: Charles Spaak
Assistant réalisateur: Pierre Prévert
Images: Jules Krüger
Opérateur: Marc Fossard
Décors: Anton Weber
Son: Erich Leistner
Montage: Victor de Fast
Musique: Henri Tomasi
Costumes: Lou Tchimoukov
Pellicule 35mm - noir et blanc
Enregistrement: Klangfilm, copie sonore Eclair Tirage
Production: U.F.A - Alliance Cinématographique Européenne
Directeur de production: Georges Lampin
Tournage en Allemagne
Durée: 95mn
Première présentation le 17/02/1939
L'histoire complète :
À Brisbane, en Australie, Trott Lennard tue un homme.
Anna, l’amie du mort, lui conseille de fuir au plus
vite. Le capitaine Jolife accepte de l’embarquer à
condition qu’il prenne sa place au cas où le
navire, qui transporte des armes destinées à des
révoltés mexicains, serait arraisonné. Lennard
échappe ainsi à l’inspecteur Abboye lancé à ses
trousses. Après plusieurs semaines en mer, le navire
fait escale sur une île paradisiaque
surnommée « le récif de corail » où s’est retiré, loin
de la civilisation, Hobson, un Anglais qui y a trouvé
le bonheur. Lennard hésite à rester. Quand le navire
reprend la mer, il échappe à un torpilleur. Dans un
port du Mexique, Lennard, accusé d’un vol commis par
Springbett, le second, est innocenté grâce au
témoignage d’Havelock, le cuisinier.
De retour à Brisbane, il recherche en vain Anna puis
s’installe quelque temps dans une ville industrielle
où Maria, une prostituée, l’invite à partager sa vie.
Croyant Abboye sur ses traces, il se réfugie dans un
coin perdu et rencontre Lilian, une jeune fille vivant
seule dans une cabane. Elle a – dit-elle – quitté sa
famille qui voulait la marier contre son gré. Par
hasard, Lennard tombe sur Abboye, à qui il avoue le
meurtre, mais le policier refuse de le croire car
plusieurs personnes, dont une certaine Anna, qui a
touché une prime, se sont déjà accusées.
En fait, Abboye recherche une femme du nom de
Mary Moore, accusée du meurtre d’un conseiller de
tribunal. En le voyant, Lilian s’enfuit. Lennard la
retrouve à la ville en proie à une épidémie. Gravement
atteinte, elle en réchappe grâce à Abboye. Dans son
délire, elle avoue être la femme recherchée mais
n’a fait que se défendre contre l’homme qui
l’avait faussement accusée de vol et avait tenté
d’abuser d’elle. Lennard lui confesse son crime.
Épris l’un de l’autre, ils embarquent sur
le « Portland » pour rejoindre le récif de corail.
Abboye déclare Mary morte au cours de l’épidémie.
Distribution :
Jean Gabin (Ted "Trott"Lennard, aventurier)
Michèle Morgan (Lilian White, la jeune femme)
Pierre Renoir (Abboy, le policier)
Saturnin Fabre (Hobson, l'homme exilé sur les îles)
Gina Manès (Maria, l'entraîneuse)
Jenny Burnay (Anna,la maîtresse de Brooks,l'assassiné)
René Bergeron (Jim,le patron de l'hôtel)
Louis Florencie (Jolife,capitaine du "Portland")
Julien Carette (Havelock, le cuisinier du bateau)
Anthony Gildès (Le père Newton)
Roger Legris (Johnson, un homme du bateau)
Guillaume de Sax (Springbett,le second du bateau)
Gaston Modot (Le colonel mexicain)
Ky Duyen (Black,un marin du bateau)
Bara (Swilles)
Lucas Denny (Un chef mexicain)
Jean Diener (Un médecin)
Pierre Magnier (Un autre médecin)
André Siméon (Le patron du bar)
Yves Deniaud (Le vendeur du bazar)
Raymond Bussières (Un infirmier)
Léonce Corne (Le docteur à la cariole)
Marcel Duhamel (Un autre docteur)
Anecdote :
Tourné en septembre 1938 dans les studios de la U.F.A. et
sur l’îlot de la Tradelière (archipel de Lérins)
LE RÉCIF DE CORAIL réunit pour la deuxième fois, après
LE QUAI DES BRUMES de Marcel Carné, l’année précédente, Jean
Gabin et Michèle Morgan. L’actrice, qui n’apparaît que dans
la deuxième partie, jouera à nouveau à ses côtés dans
REMORQUES, entrepris au cours de l’été 1939, et en 1952 dans
LA MINUTE DE VÉRITÉ de Jean Delannoy.
Contrairement à la plupart des personnages qu’il interprétait
à cette époque pour Julien Duvivier
(LA BELLE ÉQUIPE, PÉPÉ LE MOKO, 1936), Jean Grémillon
(GUEULE D’AMOUR, 1937) et Jean Renoir (LA BÊTE HUMAINE, 1938)
Jean Gabin, qui venait de terminer LE JOUR SE LÈVE
(Marcel Carné, 1939), échappe ici à un destin tragique.
Le film, longtemps demeuré invisible, ne fut restauré
qu’à l’occasion du centenaire de la naissance de l’acteur.
Dans son livre de souvenirs « Douche écossaise » publié en
1948, Saturnin Fabre, présent dans une scène seulement, a
raconté quelques savoureuses anecdotes de tournage.