La vie criminelle d'Archibald de la Cruz - Un Film de Luis Buñuel - 1955 - Avec Ernesto Alonso


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La vie criminelle d'Archibald de la Cruz

      

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La Vie criminelle d'Archibald de la Cruz

Titre original : Ensayo de un crimen 

La Vie criminelle d'Archibald de la Cruz est un film
de Luis Buñuel, sorti en 1955.

Fiche technique :

Titre : La Vie criminelle d'Archibald de la Cruz 
Titre original : Ensayo de un crimen 
Réalisation : Luis Buñuel 
Scénario : Luis Buñuel, Eduardo Ugarte, Rodolfo Usigli 
Musique originale : Jorge Pérez 
Image : Agustín Jiménez 
Pays d'origine : Mexique 
Format : noir et blanc 
Durée : 89 minutes 
Date de sortie : 19 mai 1955 (Mexique)

Distribution :

Ernesto Alonso : Archibald de la Cruz 
Miroslava Stern : Lavinia 
Rita Macedo : Patricia Terrazas 
Ariadna Welter : Carlota Cervantes 
Eva Calvo : la mère d'Archibald 
Enrique Díaz : le père d'Archibald 
Carlos Riquelme : le commissaire 
Chabela Durán : Sœur Trinidad

Synopsis :

Archibald de la Cruz, dans une chambre d’hôpital raconte
son enfance à une infirmière. Nous sommes alors pendant
la révolution. Sa nurse lui raconte que sa boîte à musique
appartenait à un roi qui avait le pouvoir de tuer
quiconque, en la mettant en marche. Ce que le petit
Archibald veut vérifier. Il déclenche le mécanisme de la
boîte et la nurse reçoit une balle à la gorge et meurt.
La nonne refuse d’en entendre davantage. Archibald lui
rétorque qu’il va la tuer et sort un rasoir.

Elle s’enfuit et se tue en tombant dans la cage d’ascenseur.
Archibald se rend alors chez un magistrat pour s’accuser du
crime et lui fait le récit de son existence. Un jour, devenu
adulte, il voit une jeune femme qui s’apprête à acquérir
la boîte à musique de son enfance chez un joaillier. Il
parvient à racheter celle-ci. Rentré chez lui, il se coupe
au visage en se rasant. La vue du sang lui rappelle aussitôt
la mort de sa nurse et il éprouve un impérieux besoin de tuer.
Le soir même, il observe un couple de sa connaissance dans une
salle de jeux. L’homme et la femme se disputent. Elle part
seule et a un accident de voiture sans gravité. Archibald
propose de la reconduire, mais il passe d’abord prendre un
rasoir chez lui. Une fois dans la demeure de la femme, il
s’apprête à mettre son crime à exécution. Mais le mari
revient et se réconcilie avec son épouse.

Dépité, Archibald s’en va. Le lendemain matin, il apprend
que le couple de la veille s’est à nouveau disputé et que
la femme s’est suicidée en se tranchant la gorge. Plus
tard, dans un cabaret à la mode, il retrouve la femme qui
avait failli acheter sa boîte à musique et cherche à la
séduire. Archibald se rend au lieu du rendez-vous qu’elle
lui a fixé et constate que la jeune femme n’est là que sous
la forme d’un mannequin de cire. Apprenant qu’elle pose
régulièrement pour la confection de ces mannequins, il se
rend à l’atelier de cire, la voit et la convie chez lui.

Elle vient et découvre qu’il a acheté son mannequin. Elle
ignore qu’il a le dessein de la tuer, puis de l’incinérer
dans son four à céramique. Archibald se prépare à passer à
l’acte, mais la jeune femme s’est moquée de lui. Elle a donné
rendez-vous dans la maison à un groupe de touristes dont elle
a la charge. Fou de rage, Archibald brûle le mannequin. Puis
il se décide à épouser une jeune femme, Carlotta, afin de
guérir de ses obsessions. Découvrant qu’elle a un amant, il
se prépare à assassiner la jeune femme au cours de la nuit de
noces.

Il n’en a pas le temps. Elle est tuée à coups de revolver par
son amant. Archibald fait une dépression nerveuse. Il se
retrouve à l’hôpital, où la nonne est morte par sa faute.
Le magistrat, après avoir écouté ces aveux, déclare qu’on
ne peut arrêter tous les gens qui ont envie de tuer
quelqu’un, sinon la moitié de l’humanité serait en prison.
Il laisse alors partir Archibald, qui va jeter la boite à
musique dans un étang. Archibald constate ensuite qu’il est
incapable de tuer un insecte et rencontre la femme dont il
a brûlé le double en cire. Ils partent tous les deux, bras
dessus bras dessous.


Commentaires :

Chef-d’œuvre d’humour noir, La Vie criminelle
d’Archibald de la Cruz est un film d’entomologiste.
Luis Buñuel observe son obsédé avec une précision
scientifique et décrit méthodiquement chaque phase de la
névrose de ce dernier, le film entier évoluant selon un
processus quasi mécanique d’une grande sophistication, tout
en restant distancié et violemment pince-sans-rire.

Cette œuvre qui scrute la pulsion de meurtre d’un homme est
aussi une réflexion caustique sur l’impuissance sexuelle et
une satire féroce de la grande bourgeoisie mexicaine.
D’ailleurs, derrière chaque victime se cache un emblème
aisément identifiable : la nurse (l’éducation), la nonne
(la religion), la femme riche et désœuvrée (la bourgeoisie)
et la fausse vierge cherchant un bon mariage (l’hypocrisie).
Seule la femme qui travaille pour subvenir à ses besoins, et
assure ainsi son indépendance, peut échapper à ce jeu de
massacre. Elle travaille avec son esprit (guide pour touriste)
et son corps (modèle pour mannequins de cire). Elle sait
mettre en scène les situations (voir son jeu chez Archibald) et
fait preuve d’une certaine liberté sexuelle.

Derrière l’évidente farce qu’est La Vie criminelle
d’Archibald de la Cruz est énoncée une célébration de la
liberté individuelle, dont Buñuel semble nous dire qu’elle
n’est accessible qu’à la condition préalable de savoir où
commence le rêve et où finit la réalité. Le problème
d’Archibald, dont les désirs de meurtre ne sont que des
enfantillages, étant d’ignorer l’existence de cette frontière.

Amusant et inquiétant, La Vie criminelle d’Archibald de la Cruz
est le plus surréaliste des films de Luis Buñuel depuis
l’Âge d’or ; bien que ce surréalisme réside plus dans l’esprit
que dans la forme. En effet, cette dernière est d’une sobriété
qui confine à la platitude, ce qui offre un étrange et
humoristique contrepoint à la démence et aux manies du héros.

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Enregistrement :     DVD.40.V.


      


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