La
Guerre est Finie

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La Guerre est Finie
La guerre est finie (1966) est un film français d'Alain Resnais
sorti en 1966.
Synopsis :
En 1965, Diego, un militant du parti communiste espagnol vit
en exil à Paris. Régulièrement, il passe la frontière sous des
identités d'emprunt assurant ainsi la liaison entre les
militants exilés et ceux restés en Espagne.
De retour d'une mission difficile, Diego se prend à douter du
sens de son action et des moyens mis en œuvre. Sa confrontation
avec les jeunes militants de gauche, qui deviendront les
acteurs de mai 1968 est prémonitoire de l'évolution des formes
de lutte.
Résumé :
Un homme passe la frontière franco-espagnole avec un passeport
établi au nom de René Sallanches. En réalité, c'est un résistant
anti-franquiste qui se fait appeler Domingo par les uns, Carlos
par les autres et, par Marianne - sa maîtresse - Diego. Un
contrôle a été déjoué par la complicité de la fille de Sallanches
que Diego va voir à Paris et qui se donne à lui. Cela ne l'empêche
pas de rejoindre sa maîtresse qui souffre de ces longues absences.
Le contact repris avec les réfugiés espagnols de Paris, Diego
apprend que Juan, qu'il voulait retenir en France - le réseau
étant démantelé - vient de partir pour Madrid. D'ailleurs, le
comité croît que Diego s'exagère le danger ; cependant, Ramon
est chargé de rejoindre Juan pour le « couvrir ».
D'autre part, Diego a encore à lutter contre de jeunes exaltés
français, amis de la fille de Sallanches, qui prétendent qu'il
n'y entend rien. Ramon étant mort d'une crise cardiaque, c'est
Diego qui va partir pour l'Espagne ; mais Nadine Sallanches
apprend indirectement qu'un piège est tendu. Et Marianne, qui
rêvait d'accompagner un jour Diego dans une Espagne
libre, poursuit Diego, dans l'espoir de l'avertir, s'il est
encore temps.
Commentaire :
Ce film est peut-être le plus linéaire de Resnais, sous
l'influence de sa première collaboration avec Jorge Semprún.
Alain Resnais déclara « Si on avait voulu faire un film sur
l'Espagne, il aurait mieux valu faire un documentaire ou lancer
une campagne de presse. Je veux dire que si le vrai but était
là, se réfugier derrière une fiction serait une lâcheté. Ce qui
ne signifie pas que la fiction n'ait pas un rôle à jouer. Quand
on voit la fureur que ce film a provoqué auprès du ministère de
l'intérieur espagnol (qui a exigé que le film soit retiré de la
compétition du Festival de Cannes 1966), j'avoue que je suis
surpris. Ils auraient normalement dû le laisser passer. »
Fiche technique :
Titre : La Guerre est Finie
Réalisation : Alain Resnais
Scénario et dialogues : Jorge Semprún
Photo : Sacha Vierny
Décors : Jacques Saulnier
Musique : Giovanni Fusco
Montage : Eric Pluet
Durée : 121 minutes
Genre : Drame
Noir et Blanc
Sortie en salles en France : 11 avril 1966
Première sortie mondiale : 1966
Distribution :
Yves Montand : Diego Mora
Ingrid Thulin : Marianne
Geneviève Bujold : Nadine Sallanches
Jean Bouise : Ramon
Paul Crauchet : Roberto
Dominique Rozan : Jude
Anouk Ferjac : Marie Jude
Bernard Fresson : André Sarlat
Yvette Etiévant : Yvette
Michel Piccoli : inspecteur des douanes
Jean Dasté : responsable
Gérard Séty : Bill
Jacques Rispal: Manolo
Annie Fargue: Agnès
Catherine De Seyne : Jeanine
José-Maria Flotats: Miguel
Jean-François Rémi : Juan
Roland Monod: Antoine
Marcel Cuvelier : inspecteur Chardin
Gérard Lartigau : chef du groupe AR
Marie Mergey : Mme Lopez
Françoise Bertin : Carmen
Laurence Badie : Bernadette Pluvier
Antoine Bourseiller: homme du wagon-restaurant
Claire Duhamel : femme du wagon-restaurant
Martine Vatel : étudiante
Antoine Vitez: employé Air France
Jacques Wallet : CRS
Pierre Decazes : employé SNCF
Pierre Leproux: homme en blouse blanche
R.J. Chauffard: ivrogne (sous le nom de "R.J. Chauffar")
Jean Bolo : agent de police
Pierre Barbaud : client du café
John Larroquette : étudiant
Roger Pelletier : inspecteur des douanes
Jacques Rolnard : Pierrot
Fylgia Zadig : hôte réunion clandestine
Sissi Kaisser : militante espagnole
Laure Paillette: vieille dame dans l'escalier.
Jorge Semprun : voix (non crédité)
Lyne Chardonnet : jolie fille blonde (non créditée)
Jean-Pierre Kerien : Chardin
Récompenses :
Il obtient le prix Louis-Delluc en 1966, le prix Luis-Buñuel
des journalistes espagnols (Cannes 1966), le prix de la FIPRESCI, un
prix au Festival de Karlovy Vary (1966), le prix du meilleur
film étranger 1968 des critiques de New York.
Prix Méliès en 1966